Après
Thiès, Dakar, Ziguinchor à deux reprises et Tambacounda,
ce sera au tour de Saint-Louis d’abriter la 6è édition
du festival national des arts et de la culture. La manifestation se tiendra
du 27 au 30 décembre prochains. Elle aura comme thème générique « la
parenté à plaisanterie ».
Pour préparer l’événement qui en est à sa
dixième année d’existence, une délégation
du ministère de la culture et du patrimoine historique classé,
conduite par le directeur de cabinet, Pape Massène Sène,
a rencontré les différents acteurs culturels de la vieille
cité, lors d’un CRD (comités régionaux de
développement).
Saint-Louis : La région de Saint Louis a finalement été retenue
pour abriter la 6è édition du festival national des arts
et de la culture (Fesnac). Lors d’un Crd consacré à la
préparation de ce grand événement, une délégation
du ministère de la culture et du patrimoine historique classé a
rencontré les différents acteurs culturels de Saint-Louis
en vue d’harmoniser les actions pour une bonne organisation de
ce festival. Il est un moment privilégié de rassemblement
des acteurs culturels des différentes régions.
Le choix de Saint-Louis pour abriter cette 6è édition
est un élément de grande importance. Selon Alioune Badara
Bèye, président de l’association des écrivains
du Sénégal et par ailleurs coordonnateur du FESMAN, « Saint-Louis
est une ville exemplaire et culturelle au niveau du Sénégal
et dans le monde et le Fesman a un rôle important à jouer
dans cette manifestation parce que la coordination s’occupe plutôt
de l’international. Donc, la participation nationale est du ressort
du ministère de la culture qui doit faire la sélection
au niveau des régions. D’où l’importance d’organiser
ce festival à Saint-Louis parce qu’il y aura toute les régions
et cela facilitera la sélection. » L’ensemble des
acteurs culturels se sont félicités du choix de leur région.
Ils n’ont pas manqué d’afficher leurs inquiétudes
quant au manque criard d’infrastructures.
En ce sens, le directeur de cabinet, Pape Massène Sène,
a reconnu que ce manque d’infrastructures est une réalité. « Il
y a trois années, il avait été proposé au
ministère de la culture de construire un centre culturel à Saint-Louis.
A l’époque, Saint-Louis était déjà classé patrimoine
mondial et il valait mieux utiliser les moyens disponibles à ce
moment pour restaurer Rognac Sud, un vieux bâtiment du patrimoine
qui pouvait au delà de la culture, servir à d’autres
activités. Malheureusement, la restauration n’est pas bien
maîtrisée par nos entrepreneurs du bâtiment. Ce qui
a occasionné des retards et cette restauration doit être
reprise avec d’autres compétences ».
Le directeur du patrimoine, Hamady Bocoum, a abondé dans le même
sens, expliquant l’opportunité d’un retard sur la
réalisation plutôt qu’une mauvaise réalisation.
Pour l’heure, des études techniques complémentaires
ont été réalisées avec les partenaires en
vue de mieux connaître la structure des bâtiments. « Une
entreprise a été désignée et le nécessaire
a été fait pour que les crédits qui sont disponibles
soient libérés pour qu’on commence les travaux dans
les règles de l’art », a-t-il ajouté.
Répondant aux doléances des acteurs culturels, le directeur
de cabinet a précisé que 217 millions de francs sont disponibles,
mais un problème d’identification des artistes se pose.
Sur le plan des moyens, le directeur de cabinet
a tenu à préciser
que toutes les dépenses afférentes à l’hébergement, à la
restauration et aux prix à remettre aux lauréats seront
pris en charge par le ministère.
Les acteurs culturels dans leur ensemble se sont
engagés à relever
le défi de l’organisation et d’offrir une hospitalité en
se fondant sur leur culture .
A la fin de ce Crd, les autorités administratives de la ville
ont, avec la délégation de la Wallonie, procédé à la
pose de la première pierre de la restauration de l’ancienne
Assemblée territoriale.
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