La célébration de la Journée mondiale de l’Environnement a été marquée dans la capitale du nord par une vaste campagne de sensibilisation des populations sur les conséquences désastreuses engendrées par les phénomènes très complexes de l’avancée de la mer, de la fonte des glaces, du réchauffement planétaire, etc. Les chefs de services régionaux du ministère de l’Environnement et de la Protection de la nature, notamment, le commandant Baba Bâ, inspecteur régional des Eaux et Forêts, Mme Fagamou Sy, responsable régionale des services de l’Environnement, le commandant Babou Ndao du projet Biodiversité Sénégal-Mauritanie et plusieurs autres cadres de ce ministère, ont organisé, hier, à l’école Abdoulaye Khaly Mbengue de Guet Ndar, des activités dans le cadre de la semaine. Ils se sont ensuite rendus sur le littoral de la langue de Barbarie, à hauteur de Gokhou Mbathie, pour constater de visu les problèmes occasionnés par les constructions abusives et anarchiques en dur, les prélèvements du sable de mer, le déboisement des filaos qui ont toujours joué un rôle prépondérant dans la fixation des dunes, etc. L’occasion a été saisie par Mme Fagamou Sy pour exhorter encore les populations à rompre définitivement avec ces pratiques malsaines qui détruisent et fragilisent notre environnement. Elle a déploré avec la dernière énergie ces constructions anarchiques sur le littoral, ces prélèvements abusifs de sable de mer, l’existence de ces murs de clôture de certaines écoles qui menacent de tomber en ruines, etc. Cette année, selon le commandant Baba Bâ, le thème retenu par le Pnue est « la fonte des glaces : une question brûlante ». Les conséquences de la fonte des glaciers sont aussi ressenties au Sénégal. « En effet, argumente-t-il, les changements climatiques entraînent un relèvement du niveau des mers ». Au Sénégal, la façade maritime s’étend sur 700 kilomètres, de Saint-Louis à Ziguinchor, et est menacée par l’élévation du niveau de la mer avec des conséquences désastreuses. Il s’agit des impacts notés sur l’agriculture du fait de la salinisation des sols et des nappes qui accélèrent les processus de formation des tannes et réduisent les superficies cultivables, des impacts sur les pêches suite aux modifications induites dans les communautés de poissons et sur la santé publique, associés aux inondations, avec le développement des maladies hydriques et parasitaires, au réchauffement par développement d’agents toxiques chez les poissons et fruits de mer. D’autres impacts sur les infrastructures portuaires, routières, sur le tourisme (suite à la destruction de certaines infrastructures, la disparition des plages), ont été évoqués par Mme Fagamou Sy et le commandant Baba Bâ qui se sont adressés à la presse pour parler de la fonte des glaciers et du réchauffement planétaire. |