L’arrivée
de la crue du fleuve Sénégal attendue à Saint-Louis
dans moins de quatre jours ne sera pas catastrophique, ainsi qu’on
le craint dans la capitale du Nord. Selon le haut-commissaire de l’Organisation
de mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), Saint-Louis
où il était hier en visite de travail, est hors de danger.
Les différentes stratégies développées
au niveau des rives gauche et droite du Fleuve Sénégal,
alliées aux résultats combinés des barrages de Diama
et Manantali, ainsi que de la brèche creusée à l'embouchure
du Fleuve sont autant d'atouts dont dispose la capitale du Nord pour
se préserver de la crue attendue dans moins de quatre jours. Le
constat a été fait par le haut-commissaire de l'Organisation
pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), Mohamed
Salem Ould Merzoug, qui a procédé, hier, à une visite
de travail à Saint-Louis.
‘ J'ai toujours dit - et je pense que je l'ai écrit – que
quand on est dans un domaine fluvial et qu'on est lié structurellement à un
bassin hydrographique donné, le risque zéro n'existe pas. Tout
ce qu'on peut faire, c'est essayer de limiter les dégâts et surtout
d'agir de manière responsable. Comment agir de manière responsable
? C'est de diffuser l'information et d’œuvrer pour une gestion combinée
de tous les leviers de contrôle dont l'organisation dispose, comme Manantali
et Diama. Choses que nous avons faites’, a déclaré hier, à l'issue
d'une visite de terrain menée à Saint-Louis, notamment au barrage
de Diama et chez le gouverneur de région, le haut-commissaire de l'Omvs.
Cette sortie intervient à moins de quatre jours de l'arrivée de
la crue qui est présentement signalée à Rosso - Sénégal.
Accompagné de Babacar Ndao, le directeur de la cellule nationale de l'Omvs,
d'Ibrahima Diop, chef de la division régionale de l'hydraulique à Saint-Louis,
de Macké Guèye, directeur du centre régional de documentation
de l'Omvs, Mohamed Salem Ould Merzoug d'expliquer, dans la foulée, que ‘si
par malheur, il n'y avait pas Manantali, les débits qu'on observe aujourd'hui,
auraient été multipliés par deux et demi. Ce qui allait être
catastrophique pour l'ensemble de la moyenne vallée. On a essayé aussi
d'agir de façon responsable dans ce sens. Et je crois que les autorités
administratives de nos différents Etats ont, elles aussi, activé tous
les leviers dont elles disposent pour atténuer les effets des manifestations
spectaculaires du comportement hydrologique du Fleuve’, précise
le haut-commissaire de l'Omvs qui reconnaît qu’’aujourd'hui,
toutes les côtes d'alerte, comme plafond, ont été crevées
et les côtes auxquelles on a observé des inondations en 1999 et
en 2003 ont les mêmes débits aujourd'hui. Mais on n'a pas eu les
mêmes dégâts’, fait-il noter.
Ces bons résultats sont liés, selon
le haut-commissaire de l'Omvs, ‘à une meilleure hydraulicité et à une
meilleure diffusion de l'information, donc de la prévention
et de la bonne gestion des différents leviers qui nous aident à assurer
une bonne gestion de la ressource’. Mohamed Salem Ould Merzoug
s'est, par ailleurs, félicité des effets bénéfiques
du canal de délestage creusé à l'embouchure du
fleuve en 2003. ‘La brèche joue le rôle d'atténuateur
et de régulateur du comportement hydrologique du fleuve. C'est
une mécanique globale à laquelle le canal participe.
Il joue un rôle extrêmement important dans la protection
de la ville de Saint-Louis contre les eaux’, fait-il remarquer.
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