L’association pour le Développement de l’éducation professionnelle de base (ADEB) a été mise en œuvre pour un programme de formation pour les jeunes déscolarisés dont la région de Saint-Louis sera le Centre-test au Sénégal.
C’est après avoir sillonné l’Algérie, le Maroc, le bénin, le Mali, la Guinée, le Cameroun, le Rwanda et le Togo dans des contextes difficiles surtout avec le génocide dans la sous-région des grands lacs, que le prometteur principal Bernard Baudin, a initié le projet de donner un petit métier à des enfants des daaras. Il s’agit de chercher 40. 000 dollars qu’il a du mal à réunir pour mettre sur pied, dans 5 régions du Sénégal, un programme de formation pratique à l’intention des jeunes déscolarisés de 13 à 18 ans. « L’objectif est de donner un petit métier à des enfants qui, à défaut, mendient pour survivre et qui, dans le désarroi total, prennent les pirogues de fortune afin de tenter l’immigration clandestine », explique M. Baudin.
M. Baudin croit, en toute modestie, que son projet pourrait utilement agir en amont dans la mesure où le tiers de la population sénégalaise est âgée de 13 à 18 ans et plus de 35 % de ces jeunes n’ont aucune activité rémunérée digne de ce nom, en particulier les jeunes femmes. Ce sont des déscolarisés du système éducatif formel qui, le plus souvent, aboutissent dans des écoles coraniques d’où ils sortent, dit-il, sans métier.
Il propose la mise sur pied de stages de formation pour une centaine de jeunes par année en menuiserie, tissage et pêche que beaucoup de jeunes ont quitté avec l’émigration clandestine. Il a obtenu l’appui de l’imam Ratib de Saint-Louis notamment pour l’appui aux filles. « Il faut que la société civile et religieuse s’implique. Sans l’appui des religieux et du ministère de l’Education, je n’aurais pas atteindre mon objectif », dit-il. « Quel artisan refusera de prendre deux élèves si l’Imam le lui demande », s’est t-il interrogé. Le gouvernement sénégalais, auprès duquel il est consultant en matière de formation technique et professionnelle depuis plusieurs années, a accepté de lui prêter un bureau et deux salles de classes pour l’étude de faisabilité. Le coût du projet ADEB a révélé Bernard Baudin est de plus de 13 millions F CFA pour une durée de formation de 2 ans.
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