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La
dictée de la Fondation Paul-Guérin
Lajoie 2007
Voici le texte
proposé lors
de la finale de la quinzième édition
de la dictée Paul-Gérin Lajoie
17 et 18
mars
2007 - senactu
Le souffle de Mame Coumba Bang
A quelques encablures de l’embouchure du fleuve Sénégal
qui vient se jeter ici dans l’océan, il est un endroit, connu
seulement de quelques initiés, prés duquel gît une vieille
machine à vapeur . C’est là, dit-on, que se trouve la demeure
de Mame Coumba Bang, le génie tuté laire de la ville de Saint-Louis.
Dépeinte sous les traits d’une sirène à la beaut é incomparable,
elle est entourée d’un halo de mystère et les rares personnes
qui s’enorgueillissent de l’avoir vue ne se sont déjà plus
de ce monde.
Quant aux nouvelles générations, elles la considèrent
plutôt comme une lé gende appartenant à une époque
révolue et n’en parlent donc qu’avec une évidence
condescendance.
Quoi qu’il en soit, la déesse du fleuve demeure toujours un
symbole pour les habitants de la vieille cit é qu’elle embaume
de son souffle magique.
Malick
Sène remporte la 15e édition de la dictée
Paul-Guérin Lajoie
17 et 18
mars
2007 - senactu
La finale de la quinzième édition de la dictée Paul-Gérin
Lajoie a été remportée samedi à Saint-Louis par Malick
Sène, pensionnaire de l’école privée Mbaye Mbaye (Thiès),
a constaté le correspondant de l’APS.
Malick
Sène va ainsi représenter le Sénégal à la
finale internationale de cette épreuve, prévue en mai au Québec,
en compagnie de l’élève Ousmane Diouf de Waoundé (Matam),
pour le compte de l’ enseignement public.
Pour des
raisons d’équité, le jury a choisi de faire
voyager deux élèves (un pour l’enseignement public et un
autre représentant l’enseignement privé).
Cette épreuve avait mis en compé tition 110.000 élèves,
sélectionnés à travers les 8 régions du Sénégal,
c : Dakar, Thiès, Saint -Louis, Fatick, Ziguinchor, Matam, Kaolack et
Louga.
Le grand rêve de Paul Gérin Lajoie
Le Soleil (Dakar)- 19 Mars 2007 - F. S.
Le père Fondateur, Paul Gérin Lajoie fut président de
l'ACDI de 1970 à 1977. C'est un « amoureux » de Saint-Louis,
où il a été « frappé en voyant tous les enfants
dans les rues en pleine journée ».
De là est né son rêve « d'étendre aux pays
défavorisés l'éducation pour tous, réalisée
au Québec dans les années 60 ». Mais, a dit le fils François
sur le ton du conte, collant au slogan de cette édition « cultivons
notre imaginaire », c'est un « petit homme » qui a su placer
son rêve dans un cadre logique. Notamment la promotion de la Francophonie,
la protection de l'environnement et la solidarité et le partage que
l'on retrouve dans les thèmes de chaque année. Et le grand rêve
de celui qui « creva tous les budgets » à l'ACDI, n'a cessé de
se concrétiser, puisque de 117 000 élèves en 1991-92,
pour 400 000 dollars reçus par la Fondation , on en est arrivé à 202
000 élèves pour 1 million 523 298 dollars en 2004-2005.
Rien qu'au Sénégal cette année, 15 000 élèves
de 800 écoles y ont pris part, grâce aux efforts des sponsors
que tous les orateurs ont remerciés chaleureusement. La Casamance est
passée de 1000 élèves et 12 écoles, l'année
dernière, à 8671 élèves de 37 écoles en
2007, grâce à une participation de 3,5 millions de FCFA de l'Ambassade
du Canada. Quant à la participation des 2 candidats du Bénin à la
finale de Saint-Louis, elle a été financée par deux musiciens
Québécois René Duperré et Élise Velle.
Louis Camara commente l’épreuve
de la dictée Paul-Guérin Lajoie
17 et 18 mars
2007 - senactu
L’écrivain
sénégalais Louis Camara, auteur du texte proposé au
cours de la finale de la quinzième é dition de la dictée
Paul-Gérin Lajoie, a estimé cette épreuve qui
aborde le thème de l’eau et les légendes est accessible à de
bons élèves de CM2.
’’D’excellents élèves
peuvent s’en sortir avec le minimum de fautes’’, a déclaré Louis
Camara dans un entretien avec l’APS, soulignant qu’en composant
ce texte, il y a glissé de ’’petits écueils’’.
’’Du
point de vue orthographique, syntaxique et grammaticale, il fallait bien
vérifier que les élèves comprennent le sens des accords
des participes passés en français’’, a-t-il ajouté.
Parmi
ces ’’écueils’’, il y a l’allocution
quoi que qui devait s’écrire en deux mots, a expliqué l’écrivain,
signalant que ’’cette faute a été faite par beaucoup
d’ adultes qui ont composé avec les élèves’’.
Selon
Louis Camara parlant de la finale de cette dictée, cet événement
s’inscrit dans le calendrier pédagogique national et vient à son
heure, à quelques jours de la célébration de la Journée
mondiale de la Francophonie.
’’Les élèves
méritants vont recevoir des cadeaux fantastiques avec à la
clé un voyage au Canada ’’, s’est félicité Louis
Camara qui a appelé les élèves à se battre pour
recevoir ces récompenses.
15e édition de la dictée Pgl, des cafouillages et tâtonnements
au rendez-vous
Wal Fadjri (Dakar) - 19 Mars 2007 - Gabriel Barbier
La 15e édition de la dictée Paul Gérin-Lajoie qui s'est
déroulée samedi au Quai des Arts de Saint-Louis, avec pour titre
: 'Le souffle de Mame Coumba Bang' de l'écrivain sénégalais
Louis Camara, restera dans les annales comme celle des cafouillages et tâtonnements.
'Le bilan que je ferai de la dictée, cette année, est un peu
difficile dans la mesure où, selon moi, on a eu pour cette quinzième édition,
beaucoup de cafouillages. Ces cafouillages sont dus aux profonds changements
apportés depuis deux ans, surtout concernant la méthode de correction.
Ainsi, il a fallu, pour faire l'anonymat, séparer les écoles
publiques des écoles privées. Ce qui a entraîné des
erreurs qui ont pénalisé tout le monde et retardé le déroulement
de l'épreuve ; ce qui fait qu'on a terminé beaucoup plus tard
que d'habitude'. Ainsi parlait, samedi dernier, Malick Bâ, l'organisateur
principal de la dictée Paul Gérin-Lajoie qui s'est déroulée
au Quai des Arts de Saint-Louis. M. Bâ reconnaît, chemin faisant,
l'existence de cette cacophonie dont ont été témoins le
ministre Diégane Sène, le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao,
l'ambassadeur du Canada au Sénégal, Louise Marchand, le Consul
de France à Saint-Louis, l'ambassadeur à la Francophonie Fatim
Guèye, Hadiza Hima, la représentante de la Confemen, François
Gérin Lajoie, directeur de la fondation Pgl ainsi que d'autres personnalités
de marque. Selon lui, ces cafouillages découlent du seul fait que 'le
changement majeur qui consiste à favoriser les écoles publiques
du Sénégal, qui sont depuis quelques années dominées
par le privé, en procédant de sorte que le premier élève
du privé se qualifie en même temps qu'un écolier du public,
en faisant fi du classement général et en ne prenant pas forcément
les deux meilleurs, a été diversement interprété et
a été l'objet de beaucoup de discussions et de contestations
de la part de certains enseignants'.
En tout cas, n'eût été cette nouvelle mesure, l'école
publique allait encore passer à la trappe, à l'occasion de l'édition
de cette année au cours de laquelle, les organisateurs ont invité les élèves à étudier
'les contes et légendes liés à l'eau' à travers
le thème : 'Cultivons notre imaginaire'. Sur les seize prétendants
(dont onze filles) aux deux places qualificatives à la prochaine finale
prévue en mai au Canada, les cinq premiers au classement général
sont issus d'écoles privées. Seulement voilà : c'est Ousmane
Diouf de l'école de Waoundé de la région de Matam, pourtant
classé sixième à l'issue de la dictée, qui accompagnera
au Canada le premier, Malick Sène de l'école privée Mbaye-Mbaye
de Thiès.
Cette année encore, à l'exception des traditionnelles absentes
que sont Tambacounda, Diourbel et Kolda, huit régions du pays ont participé à la
dictée qui avait pour titre : 'Le souffle de Mame Coumba Bang' de l'écrivain
sénégalais Louis Camara. Par contre, deux jeunes béninois,
Houndenou Libératé Pristerlie et Kedji Adrien de l'Iden de Grand
Popo ont été invités à prendre part à la
dictée de cette année, 'en guise de récompense, car le
Bénin a organisé une dictée Pgl', renseigne Malick Bâ qui
insiste sur le fait que 'les représentants béninois n'étaient
pas en compétition pour les deux places qualificatives à la dictée
internationale'.
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