Journée
internationale de l'écrivain africain : Saint-Louis rend hommage à Malick
Fall
A l'instar de leurs confrères de Dakar, les écrivains de
Saint-Louis, regroupés au sein du Cercle des écrivains et
poètes de Saint-Louis (Ceps), ont également célébré ce
mercredi 7 novembre 2007, la Journée Internationale de l'Ecrivain
africain.
(Correspondance)- Les écrivains Amadou Alpha Sy, Louis Camara
et le poète Alioune Badara Coulibaly se sont exprimés à travers
les ondes des diverses stations de radio locales ‘pour sensibiliser
le grand public sur cette importante journée et rappeler que les écrivains
ont toujours été présents dans la ville de Saint-Louis
comme en témoignent les nombreuses œuvres littéraires
qui y sont nées’. Ces acteurs culturels que d'aucuns appellent
affectueusement ‘les chevaliers de la plume’ estiment que ‘la
vieille cité peut et doit devenir un pôle important pour
ne pas dire la capitale culturelle du Sénégal’.
Une attention particulière a été accordée
aux œuvres de l'écrivain Malick Fall, né à Saint-Louis
le 13 décembre 1920 et décédé le 14 juillet
1978, figure marquante de la littérature africaine avec son roman
La Plaie, publié en 1967 par les éditions Albin Michel.
Les membres du Ceps ont plaidé pour qu'une plus grande attention
soit accordée aux écrivains qui, à l'instar de Malick
Fall, se sont illustrés dans leur art et laissé à la
postérité des œuvres qui font désormais partie
du patrimoine culturel de la vieille cité. ‘En même
temps qu'il a immortalisé le personnage principal de La Plaie,
Magamou, Malick Fall a aussi donné à la ville de Saint-Louis
son roman. Une œuvre littéraire de haute facture qui fait
corps avec elle et ne la rend que plus attachante à tous ceux
qui lisent ce chef d'œuvre d'un grand artiste’, salué l'écrivain
Louis Camara, Grand prix du président de la République
pour les lettres.
Pour cette première célébration de la journée
de l'Ecrivain africain à Saint-Louis, des récitals poèmes
et conférences ont été au menu. Les écrivains
et poètes du Ceps ont aussi pris l'engagement de tout mettre en œuvre
pour la promotion de la littérature et des jeunes talents à Saint-Louis.
Dans ce sens, ils ont plaidé pour que soit honorée la mémoire
de feu Malick Fall à qui ils souhaiteraient que soit donné le
nom d'une rue ou d'un édifice public. Ils en ont également
appelé à la création d'un prix littéraire à son
nom. Toutes ces initiatives pourraient être prises par les autorités
municipales et le Conseil régional de Saint-louis en partenariat
avec des sponsors et bien sûr le Cercle des écrivains et
poètes de Saint-Louis. |
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