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Un vote tranquille dans
la vieille ville…
L’élection présidentielle s’est
déroulée sans incidents majeurs dans les centres
de vote de la ville, sauf dans un dans la soirée. Comme
un jour de Tabaski sans les habits de fête. L’avenue De Gaulle de Saint-Louis, l’une
des rares artères de la ville à être souvent
embouteillée, respirait le grand air hier. Rien du flux
de véhicules qui d’ordinaire envahissent la rue
de la sortie du pont jusqu’à la station Shell.
Très peu de cars rapides et de taxis aux environs d’un
marché sans âme qui vive. C’était
jour de vote hier. Très peu de gens aussi dans les rues.
A l’école primaire Soukeyna Konaré, sise
dans le quartier de Sor, une forte affluence est au rendez-vous.
Les chérubins qui peuplent la cour à l’heure
de la récré ont été remplacés
par leurs parents. La douceur du climat qui régnait
depuis quelques jours s’est plutôt atténuée.
Le soleil est très chaud, pendant que des vents de poussière
et de sable balaient la cour remplie de monde. Si
le vote se déroule ici sans couacs, la longue attente
finit par en exaspérer certains et mettre leurs nerfs à fleur
de peau. Beaucoup plus loin,
au Cem Abdoulaye Mar Diop situé dans
le quartier nord de l’île, non loin de la préfecture, à quelques
encablures de 15 heures, la cour de l’école est
bondée de monde. Pendant que les repas sont distribués
aux membres des bureaux de vote, ça papote très
fort dans les rangs. “Pourquoi a-t-on concentré tout
le monde dans les bureaux 1 et 2”, se désole un électeur. “A
un tel rythme, est-ce qu’on va pouvoir voter aujourd’hui
? ”, s’interroge une autre dame. Sur ces entrefaites,
se gare devant le collège un cortège de véhicules.
La même affluence est de rigueur à l’école
primaire Emile Sarr du quartier nord. Avec cette particularité que
l’un des bureaux, le numéro un en l’occurrence,
a une queue nettement moins consistante. Le Cem Abdoulaye Mar
Diop où les militaires et paramilitaires avaient voté la
semaine dernière, est à 17h40 heures plus bondé de
monde qu’à 16 heures. Ici on se demande même
si la prolongation jusqu’à vingt heures pourra
régler le problème. “ Il en est ainsi dans
toute la ville. J’ai fait le tour des centres, partout
c’est la même situation. C’est à cause
du nombre de votants. Jamais le Sénégal n’a
eu deux millions d’inscrits. Cette année, il y
en a 4,9 millions en plus d’une quinzaine de candidats”,
commente M. Ameth Tidiane Ndiaye, un mandataire du candidat
Landing Savané.
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