Quelque
185 jeunes voulant se rendre clandestinement en Espagne par la voie
maritime,
ont « officiellement » péri au large de Saint-Louis,
a annoncé samedi la Gendarmerie locale, faisant le bilan de l’émigration
clandestine ayant débuté en mars 2006 à nos jours
dans la région Nord du pays.
A côté de ces décès, la Gendarmerie locale « a
interpellé 1.125 personnes », a annoncé le major
Amadou Djiby Sy à Radio Sénégal (publique). « Parmi
ces 1.125, il y avait les clandestins, les passeurs et les convoyeurs »,
a déclaré le major Sy, indiquant qu’au début,
les forces de sécurité n’arrêtaient pas les
clandestins, « le souci était de leur rembourser leur argent ». « Mais
il s’est trouvé qu’au lieu de rentrer chez eux après
avoir reçu leur argent, ils cherchaient plutôt une autre
embarcation », a-t-il expliqué, rappelant qu’à partir
du 10 mai « la nouvelle loi votée, autorisait l’arrestation
des clandestins comme les convoyeurs et les passeurs ». A ces interpellations,
il faut ajouter la saisie de 10 pirogues, 15 moteurs, 3.100 litres de
carburant, 1.600 gilets de sauvetage, un véhicule et la somme
37,5 millions de francs Cfa. La Gendarmerie saint-louisienne, qui a rendu
publics ces chiffres en marge de la « Fête des armées »,
croit avoir trouvé un véritable trafic autour de cette émigration
clandestine en direction de l’Espagne.
« Une fois les clandestins arrivés sur place, ils étaient
pris en charge par un organisme qui se cachait derrière la Croix-rouge
qui, en fait, vendait les plus valides à des agriculteurs espagnols »,
a ajouté le major Sy. |
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