Le lundi 30 juillet dernier, au sortir d'un Crd spécial tenu à Saint-Louis, entre autres recommandations, le ministre des Infrastructures et de l'Assainissement avait donné des instructions fermes au directeur général de l'Office national de l'assainissement du Sénégal (Onas) pour acheminer, 'dans la capitale du Nord deux pompes d'une capacité de 200 mètres cube chacune pour faire face à d'éventuelles inondations et réduire le temps de stagnation des eaux afin de soulager les populations en attendant une réaction de l'entreprise Sattar'. Quarante jours après, point d'exécution!
Sur place, c'est le désarroi total des populations qui ne savent plus à quelle déclaration se fier devant les atermoiements répétés des autorités.
Les populations de Jaminar, quartier où est pourtant localisée l'une des stations de pompage, continuent de cohabiter avec les eaux stagnantes infestées et qui dégagent une odeur pestilentielle. Et pour cause, l'Onas qui doit évacuer ces eaux qui empoisonnent leur existence, n'est pas, à l'heure actuelle, en mesure de répondre efficacement à leurs récurrentes doléances.
Autrement dit, les autochtones qui ne sont pas sortis de l'auberge, sont obligés de flirter encore avec les eaux stagnantes en attendant que l'Onas aplanisse ses difficultés du moment. Car Daouda Diop, le responsable régional de l'Onas renseigne qu'à cause de charges supplémentaires de travail, la structure qu'il dirige est en rupture de carburant. Et les 400 litres empruntés à la mairie de Saint-Louis tardent à arriver.
Mais le plus cocasse dans cette rocambolesque affaire, c'est que, s'agissant de la promesse du ministre Habib Sy, Daouda Diop dit n'être en possession que de deux motopompes dépourvues d'accessoires et de carburant. Ainsi, las d'attendre, les habitants de Jaminar et environs ont bloqué, samedi passé, la route nationale 1, scandant 'Jaminar dans les eaux, ça suffit'. Il a même fallu l'intervention des forces de l'ordre pour enrayer les échauffourées qui commençaient à mettre aux prises les populations de Jaminar et certains automobilistes excédés de payer à la place du gouvernement.
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