Factures
d'eau et d'électricité à Saint-Louis,
l'équation à plusieurs
inconnues des clients
WalFadjri
- 11
Janvier
2007
- Gabriel
Barbier
Le
mécontentement
des clients
vis-à-vis
des sociétés
concessionnaires
est au
centre
des débats
dans
la capitale
du Nord.
Le
problème
crucial
que les
populations
de la
capitale
du Nord, à l'unanimité,
remettent
souvent
sur le
tapis,
est relatif
au paiement
des factures
de la
Senelec
et de
la Sde.
De même,
la question
des désagréments
causés
par ces
sociétés
concessionnaires
en général
revient
tel un
leitmotiv
dans
les discussions
entre
amis.
Entre
les
nombreux
délestages
de
la
Senelec,
la
suspension
de
la
fourniture
d'eau
ou
d'électricité pour
les
clients
qui
parviennent
quand
bien
même à honorer
leur
engagement,
dans
les
délais,
qui
leur
sont
impartis,
la
confiscation
des
compteurs,
le
paiement
obligatoire
des
bons
de
coupure,
les
populations
ne
savent
plus à quel
saint
se
vouer.
Surtout
que
même
muni
de
la
somme
nécessaire
au
paiement
de
sa
facture,
le
client
n'est
pas à l'abri
des
coupures
et
des
amendes.
Bien
souvent,
les
agents
de
ces
sociétés
concessionnaires
procèdent à des
visites
inopinées
chez
leurs
clients
alors
que
ces
derniers
sont
en
train
de
faire
la
queue
au
guichet.
Et
la
surprise
est
grande
lorsqu'au
retour,
l'on
se
rend
compte
que
'le
jus'
est
coupé.
Il
est
9
h
30 à l'agence
régionale
de
la
Sde,
dans
le
faubourg
de
Sor,
les
nombreux
clients
bravent
le
froid
de
canard
pour
attendre
stoïquement
leur
tour
pour
payer
leur
facture.
En
file
indienne,
ils
avancent
lentement
et
dans
la
discipline.
De
temps à autre,
les
plus
hargneux,
belliqueux
et
efflanqués,
manifestent
bruyamment
leur
colère,
laissant
entendre
que
les
sociétés
concessionnaires
ne
font
que
du
dilatoire
pour
avoir
l'occasion
de
suspendre
la
fourniture
de
l'eau
ou
de
l'électricité au
moment
où les
clients
s'activent
pour
payer
leurs
factures.
Pendant
ce
temps,
deux
jeunes
clients
indiscrets
qui
perturbent
la
quiétude
des
autres,
ne
passent
pas
par
quatre
chemins
pour
traiter,
de
tous
les
noms
d'oiseaux,
les
agents
des
sociétés
concessionnaires,
leur
reprochant
un
comportement
exécrable
envers
les
popolations.
dn
vieux
manÏuvre,
notamment,
un
sexagénaire
qui
exhibe
un
visage
raviné par
la
fatigue,
buriné par
les
intempéries,
renchérit
d'une
voix
rauque
que
même
les
retraités
ne
sont
pas épargnés
par
ces
agents
qui
ne
les
respectent
pas
et
qui
font
tout
pour
les
humilier
devant
leur
progéniture
en
leur
coupant
l'eau
ou
l'électricité.
Pourtant,
précise-t-il,
ils
savent
pertinemment,
que
notre
seule
source
de
revenus
est
trimestrielle.
Tout
ridé sous
son chapeau
de paille,
ce sexagénaire
se déplace
difficilement
en s'appuyant
sur des
béquilles
frêles
et vétustes
qui donnent
une idée
des conditions
de vie
pénibles
et désagréables
dans
lesquelles
il évolue.
Tue dire
de cette
femme,
le bébé, à califourchon
sur le
dos,
qui attend
son tour
pour
payer
avant
d'aller
faire
ses emplettes
au marché.
Elle
a dû jongler
avec
la petite
pension
de retraite
de son
défunt
mari
qui ne
lui permet
même
pas de
subvenir à ses
besoins.
Elle
est obligée
de se
démultiplier
pour
avoir
de quoi
payer
ses factures
d'eau
et d'électricité.
Si elle
est dans
l'impossibilité de
mettre
la main à la
poche
pour
honorer
ses engagements
vis-à-vis
des sociétés
concessionnaires,
elle
encourt
le risque
de se
voir
priver,
sans états
d'âme,
d'eau
et d'éléctricité.
cénario
identique
au Sud
de l'île.
Un autre
tour
effectué dans
les guichets
de la
Senelec
donne
une idée
du même
calvaire
qu'endurent
les clients
pour
payer
leurs
factures.
Sur place,
certains
clients
devisent
tranquillement à quelques
encablures
de la
porte
d'entrée.
A les
entendre
rouspecter
sagement
et discrétement,
on comprend
aisément
leurs
difficultés à collaborer
avec
ces sociétés
concessionnaires
qui,
selon
eux,
non contentes
de proposer
aux clients
des produits
de piètre
qualité,
emploient
des agents
qui ne
respectent
pas les
clients,
en ce
sens
que ces
derniers
se voient
rabrou és
par ces
releveurs-coupeurs.
Ces
témoignages
en disent
long
sur la
ras-le-bol
des populations
de la
vieille
ville
qui sont
obligées
de supporter
les désagréments
et autres
nuisances
de ces
sociétés
concessionnaires.
Nos interlocuteurs
de rappeler
que les
populations
continuent,
pourtant,
sans
broncher,
de payer
cash
les dommages,
restés
impunis,
causés
par la
Senelec
et la
Sde.
Aussi,
les clients
exhortent-ils
leurs
fournisseurs à changer
leur
fusil
d'épaule
et à tenir
compte
de leurs
pr éoccupations.