Sahel Découverte

Gestion des collectivités locales :
Les femmes veulent une plus grande représentativité

 

Walfadjri - Mardi 21 Août 2007 - Gabriel BARBIER


Photo : Laurent Gerrer

 

Avertissement aux hommes, responsables des conseils locaux, les femmes arrivent. La gente féminine sénégalaise veut, désormais, jouer pleinement son rôle dans l'élan de décentralisation et de compétences transférées qui est une réalité au Sénégal depuis quelques années maintenant.
Les femmes ont profité de leur rencontre de deux jours, dans la capitale du Nord, pour se radicaliser sur la nécessité d'occuper les premières loges dans les collectivités locales à l'orée des joutes électorales de 2008. D'ores et déjà, elles entendent mener d'intenses lobbying, se faire entendre bruyamment, s'adonner à des actions de sensibilisation et de plaidoyer pour l'amélioration de leur représentativité au sein des conseils locaux et au niveau des instances exécutives des collectivités locales.

 

Ngoné Ndoye, la présidente de la commission des femmes au niveau de l'Association des élus locaux ( Uael ) renseigne que ‘ce séminaire de Saint-Louis fait partie d'un plan d'actions que nous déroulons depuis 2005 déjà. La commission des femmes s'est mise sur orbite avec en ligne de mire, objectif 2008, à l'occasion des prochaines échéances locales. Notre principal objectif est de renforcer la présence des femmes dans les collectivités locales. Nous avons compris qu'il n'est pas normal que sur 14 mille élus au Sénégal, seules 2 mille femmes y soient dénombrées. Nous mettons tout en œuvre pour, sinon atteindre 50 %, au moins arriver à un taux de 33 % de présence. Mais notre objectif spécifique, c'est aussi présider les conseils locaux et d'être membres des secrétariats et instances de décisions ‘, avertit le maire de Rufisque-Est.

 

La consultante, l'ancienne ministre chargée des Relations avec les institutions embouche la même trompette lorsqu'elle explique, en substance, que le Sénégal est un pays mûr pour avoir plus de femmes au niveau des instances de décisions.

 

Pour Mme Awa Fall Diop, ‘le pays regorge de femmes, modèles et de militantes aguerries, qui sont en droit de briguer des postes de responsabilités au sein des conseils locaux’. Les femmes sont, à l'unanimité, conscientes que rien ne doit plus se faire sans leur implication. La gestion des collectivités locales est une gestion de proximité et cela doit revenir à la femme ‘parce que c'est le quotidien de la maison qui est en jeu’.

 

Les femmes présentes à l'atelier ont clairement exprimé qu'elles ne veulent plus être reléguées au second plan au moment des grandes décisions. Elles ne veulent plus, non plus se cantonner aux seules tâches ménagères. Bien au contraire, la femme veut se positionner comme l'avocate des droits de la famille.

 

 

 

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2010 Saint-Louis du sénégal - Photos © D.R