Prévue
pour durer quatre jours, la 6ème édition du Fesnac a été suspendue
suite au décès de Serigne Saliou Mbacké, Khalife
général des mourides, survenu vendredi à Touba.
Pour compatir à cette douleur qui touche l’ensemble du Sénégal
et le monde musulman, la manifestation a été suspendue.
Samedi dernier, lors de la cérémonie symbolique de clôture
du Fesnac, présidée par le Gouverneur de la région,
en présence des festivaliers, le président du comité local
d’organisation a émis le souhait de voir Saint-Louis choisi à nouveau.
Le
Fesnac, dont le coup d’envoi donné jeudi dernier par
le ministre de la Culture, du Patrimoine historique classé, des
Langues nationales et de la Francophonie, a été interrompu
samedi, après seulement deux jours de compétions. Cela
fait suite à la disparition du Khalife général des
mourides, Serigne Saliou Mbacké, survenu vendredi et qui a plongé et
les populations et les festivaliers dans une profonde consternation.
Avec
cette grande perte, l’ambiance festive, qui régnait
sur la vieille cité depuis deux jours, a cédé la
place à un calme plat, une atmosphère de deuil. Toutes
les manifestations au programme de cet évènement culturel
national ont été suspendues et la délégation
de Diourbel a quitté la ville dès la tombée de la
triste nouvelle.
Lors
de la cérémonie symbolique de clôture de ce
Fesnac, Waly Guèye, le président du comité local
d’organisation, a rendu grâce à Dieu pour la tournure
prise par les événements, à son prophète
Mouhammad (PSL) et au défunt khalife, qui toute sa vie durant,
s’est consacré exclusivement à l’Islam et au
travail.
Il
a par ailleurs remercié tous les festivaliers et tous ceux
qui se sont investis pour la tenue de ce festival.
Tout
comme Ziguinchor, qui a organisé deux fois de suite le Fesnac,
suite au décès du président Léopold Sédar
Senghor, Waly Guèye a exprimé le souhait de voir le prochain
festival se tenir à nouveau à Saint-Louis.
Un
souhait que les populations saint-louisiennes aimeraient bien qu’il
se réalise. Pour sa part, le Gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao
a prié pour le dernier fils de Serigne Touba, Serigne Saliou Mbacké,
qui était le point de convergence de toutes les sensibilités,
un homme d’une grande piété, un homme d’action
dont le décès est une perte pour le Sénégal. « Il était
un régulateur social et nous espérons qu’après
lui, malgré les craintes, le pays trouvera un autre personnage
en qui il va se reconnaître », a-t-il ajouté. Le chef
de l’Exécutif régional a également émis
le vœu de voir Saint-Louis choisi à nouveau, avant de souhaiter
un bon retour aux festivaliers dans leurs localités respectives.
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© DR
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Fesnac
2008 : Saint Louis au rythme de la parenté à plaisanterie
Felix
NZALE - Sud Quotidien - vendredi 28 décembre 2007
Saint
Louis, comme l’a noté le ministre de la Culture, du Patrimoine
historique classé, des Langues nationales et de la Francophonie,
Mame Birame Diouf, semble « habité par l’esprit
du Fesnac », tellement la mobilisation, en ce jour d’ouverture
des festivités, est remarquable. Sous ce rapport, le ministre
en a été conscient et il l’a dit en parlant de
truisme. « Saint Louis, une cité légendaire, est
le creuset de l’histoire et des cultures du Sénégal
et d’Afrique ». Et, à la faveur de cette édition-ci
du Fesnac, c’est « la jeunesse qui vient y écrire
une nouvelle page de son combat, déjà si riche de victoires,
pour la fraternité et la paix ».
Fraternité et
paix. C’est là l’économie du thème
retenu, « la parenté à plaisanterie », définit
par Mame Birame Diouf, reprenant l’éthnologue Marcel Griaule,
comme une « alliance cathartique ». Autrement dit, « un
pacte de non-agression entre les patronymes et les ethnies ».
Et citant le chercheur guinéen Siriman Kouyaté, le ministre
rappellera à son auditoire : « Utilisé à bon
escient le cousinage à plaisanterie est un moyen efficace de
prévention ou de gestion des conflits entre les communautés
liées par ce serment ». Dans sa lancée, M. Diouf
déclare : « la parenté à plaisanterie est
un uotil irremplaçable de préservation de la cohésion
des sociétés africaines. Sa portée transcende
les frontières artificielles qui séparent les peuples
africains ». Et d’ajouter : « Elle apporte la preuve
que nos cultures ont su sécréter les moyens de bâtir
cette unité politique de l’Afrique sans laquelle tous
les efforts dispersés de développement de nos micros-Etats
seront voués à l’échec ».
Le
discours du ministre a été suivi par une foule nombreuse
et colorée, y compris par les autorités politiques de
la ville, mais il a semblé laisser un goût d’inachevé.
Car la plupart des saint louisiens ont dit s’attendre à ce
que Mame Birame Diouf évoque le problème des infrastructures
culturelles quasi inexistantes dans une ville comme Saint Louis, un
manque qui fait de cette dernière une « ville théoriquement
culturelle » pour reprendre l’expression d’un interlocuteur.
La
6ème édition du Festival national des arts et cultures
se poursuit jusqu’au dimanche 30 décembre.Les artistes
vont danser et les « penseurs » vont débattre.
Les saint louisiens, eux, attendent de cet événement
des retombées concrètes pour... la promotion de la
culture.
Saint-Louis
accueille la diversité
Felix
NZALE - Sud Quotidien - mercredi 26 décembre 2007
Placé sous
le haut patronage du président Abdoulaye Wade, le Fesnac est
organisé par le ministère de la Culture, du Patrimoine
historique classé, des Langues nationales et de la Francophonie,
en partenariat avec le Conseil régional de Saint-Louis. Thème
de cette année : « la parenté à plaisanterie ». « Plusieurs
groupes de danse, de théâtre et de musique issus des 11
régions du pays y sont attendus, et des pays de la sous-région
sont invités à cette grande manifestation culturelle »,
indique le communiqué du ministère de tutelle dont nous
avons reçu copie.
Au
programme, diverses manifestations dont une compétition de théâtre,
de la musique, de la danse, un colloque et des rencontres-échanges.
La
cérémonie d’ouverture est prévue, rappelle-t-on,
le 27 décembre à partir de 16h, au stade Maître
Babacar Sèye, sous la présidence du ministre Mame Birame
Diouf.
Fesnac
2007 à Saint-Louis :
Le
bouclage du budget hante le sommeil du comité local
Gabriel
BARBIER - Walfadjri - mercredi 26 decembre 2007
Pour
la tenue du sixième Festival national des arts et de la culture,
prévu à compter de ce jeudi 27 décembre jusqu'au
30 courant, dans la cité tricentenaire de Saint-Louis, classée
patrimoine mondial de l'humanité, tout est au point pour que
les festivités se déroulent sans anicroche. Le comité local
est formel. A part quelques impairs, liés au retard de l'appui
attendu des autorités locales, pour la gestion des artistes
de la région, “toutes les dispositions sont prises pour
une bonne organisation de l'évènement culturel”,
renseigne le président du comité local préparatoire,
Waly Guèye, qui s’active en perspective de la cérémonie
de lancement, programmé ce jeudi, au stade Me Babacar Sèye à 16
heures.
Encore absorbé par les péripéties des préparatifs,
le président Guèye n'a pas manqué de clouer au pilori
certaines autorités saint-louisiennes qui tardent à mettre
la main à la poche ‘bien qu’elles ont été saisies à temps’,
souligne-t-on. ‘Nous les interpellons encore et leur rappelons
que nous attendons leur appui qui ne sera pas de trop dans la gestion
des artistes’, avoue notre interlocuteur. ‘Sur les neuf millions
attendus, révèle Waly Guèye, nous n'avons encore
reçu que quatre. Et même pour le bouclage du budget de 70
millions, nous attendons de tenir une dernière réunion
avec le comité national pour en avoir le cœur net’,
note-t-il.
En
outre, souligne le président Guèye, ‘comme toutes
les éditions, le présent Fesnac se déroulera sous
le sceau du parrainage des délégations par les conseils
de quartier et les Associations sportives et culturelles (Asc). L’idée
est de favoriser les échanges et le brassage des cultures et
des réalités spécifiques à chaque zone
en vue de jouer notre partition dans le processus de renforcement de
l'unité nationale’.
Ainsi,
les hôtes de la capitale du Nord, notamment les délégations
venues des régions et des pays invités que sont la Gambie,
le Mali, la Mauritanie, la Guinée et la République de
Guinée sont logés dans certains établissements
scolaires ‘dans la mesure où nous attendons environ 400 à 500
festivaliers en raison de 40 par délégation…’ révèle-t-il.
Le
Festival va mettre en compétition les artistes à travers
trois disciplines, avec notamment le théâtre, le chant,
la danse. Ainsi, des prix d'un million, de 500 mille et de 250 mille
de nos francs seront mis en jeu. Le prix Douta Seck d'une valeur de
1,5 million va primer la région qui aura survolé les
débats par sa participation. Un colloque sur le thème
du cousinage à plaisanterie se tiendra à la chambre de
Commerce. Aussi, la sortie du célèbre Fanal des Signares,
une randonnée au niveau des sites du patrimoine culturel de
Saint-Louis, des prestations au stade Me Babacar Sèye, au Quai
des Arts, à Guet Ndar seront autant de moments forts de ce sixième
Fesnac.
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