Le Sénégal est jusqu’à présent indemne de la grippe aviaire, a déclaré hier, le chef du service régional de l’élevage, le docteur Pape Ibra Mime, au cours d’un atelier de sensibilisation sur cette maladie, qui a eu pour cadre les locaux de la station de l’ISRA de Saint-Louis.
Plus d’une quarantaine de participants issus des services d’hygiène, des parcs nationaux, des Eaux et Forêts et des services de santé de la région nord, ont planché pendant vingt-quatre heures, sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour sauvegarder la volaille de notre pays en la protégeant contre le HSN1 et les autres virus du groupe A.
C’était en présence de Mamadou Camara, coordonnateur du projet ELCARP, un programme d’urgence, d’assistance et de lutte contre le péril acridien et la grippe aviaire, initié par un consortium d’ONG américaines, notamment, Counter Part International et Catholic Relief Services, financé par l’USAID.
Parlant de l’étiologie de la grippe aviaire, le docteur Mime a précisé que les virus de cette maladie, sont extrêmement fragiles et sont systématiquement détruits par les acides, autres désinfectants et sous une température de 100 degrés Celsius. Cependant, ils sont très résistants dans tout ce qui est humide et dans la chair des oiseaux morts. C’est pourquoi, ces virus de la grippe aviaire se développent facilement en Asie où il pleut beaucoup.
Pour le docteur Mime, il est très difficile de concevoir un vaccin contre la grippe aviaire car, le virus se métamorphose constamment, modifiant son génome à tout moment.
L’exposé du docteur Mime a porté essentiellement sur les virus grippaux de type A, de la répartition géographique de la maladie, du comportement des oiseaux sauvages, migrateurs et oiseaux d’eau, considérés comme des porteurs sains du virus et vecteurs de cette maladie.
Pour ce qui est des signes cliniques de cette maladie, a-t-il souligné, il faut retenir le taux de mortalité anormal de 100% chez les espèces sensibles, notamment, les poulets et les dindes, une toux aiguë, des troubles respiratoires sévères et des infections pulmonaires, chez l’homme.
Concernant les modes de transmissions du virus, le docteur Mime a rappelé que les virus humain et animal de la grippe, peuvent se retrouver chez l’homme et le porc, pour échanger génétiquement et créer un virus hypothétique qui pourrait être transmis à un autre homme.
La surveillance épidémiologique passive et active, l’alerte précoce, les problèmes de prélèvements sur une partie de l’avifaune abattue légalement, les modes d’intervention rapide, la nécessité d’interdire formellement aux enfants de toucher les oiseaux morts, de détruire systématiquement les cuisses de poulet et autres viandes de volaille importées, le schéma éventuel de contamination, figurent en bonne place dans les débats.
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