L'évènement placé sous le sceau de la tradition
Trouver cent millions de francs Cfa pour l'organisation du prochain Festival international de Jazz de Saint-Louis, prévu du 24 au 27 mai, c'est le défi que veulent relever les promoteurs de l'événement. Pour cette quinzième édition, l'accent sera mis sur la tradition, avec en ouverture l'ensemble lyrique traditionnel du Théâtre national Daniel Sorano.
(Correspondance) - La vieille cité, classée patrimoine mondial de l'humanité, vibrera au rythme du traditionnel Festival international de Jazz, prévu au Quai des Arts, dans la période du 24 au 27 mai prochain. Cette année encore, de grands noms du jazz et du show biz vont rivaliser d'ingéniosité, de savoir-faire et de talent dans l'optique de maintenir haut le flambeau et conquérir le nombreux public qui ne manquera pas de faire le déplacement de la capitale du Nord. En attendant d'opérer les derniers réglages, avec le programme 'Off' et le budget notamment, de peaufiner la stratégie la meilleure à mettre en oeuvre et à accorder les violons avec les artistes d'ici et d'ailleurs pressentis pour animer l'événement de renommée mondiale, les organisateurs ont d'ores et déjà dressé une liste de jazzmen sur lesquels ils entendent jeter leur dévolu.
Selon un communiqué, signé par le président Ousmane Alioune Sarr, Randy Weston des Etats-Unis, Out Time Trio, Django d'or en 2006, Martin Reiter d'Autriche, François Jeanneau, ex-directeur du Conservatoire de jazz de Paris et ancien patron de l'orchestre de jazz de Paris et le Saint-Louis Jazz Orchestra devraient être de la partie pour le programme 'In' durant les quatre jours de jazz. Pour marquer sa ferme volonté d'ouverture, de faire recours à la tradition et de rendre au festival sa valeur d'antan, le comité d'organisation entend revenir à la bonne vieille méthode qui a fait recette dans un passé récent.
Ainsi, la cérémonie d'ouverture de cette quinzième édition du Festival de jazz sera animée par l'ensemble lyrique traditionnel du Théâtre national Daniel Sorano. 'Une des missions de ce festival est d'entretenir les espaces de dialogue et les lieux de retrouvailles entre la tradition bien préservée par nos griots et les différentes influences créées à travers le monde', rappellent les hommes du président Ousmane Alioune Sarr. Ils estiment, par ailleurs, que Saint-Louis, ville métisse par excellence, ville de rencontres et d'échanges, centre de l'excellence, de bon goût et de culture, haut lieu de la Téranga et de l'élégance, saura légitimement tenir son rang et maintenir, ainsi le cap de l'excellence.
En outre, les organisateurs qui précisent que le budget de cent millions de francs Cfa nécessaire à l'organisation de ce rendez-vous du donner et du recevoir n'est pas encore bouclé, expliquent qu"ils entendent faire de sorte que le Festival puisse renouer d'avec les célèbres veillées nocturnes, animées par des artistes de talent'. C'est pourquoi, poursuivent-ils, 'la commission de programmation, dans laquelle on retrouve Henri Guillabert et des spécialistes du centre culturel Abdel Kader Fall et de l'institut Jean Mermoz, a décidé d'investir toutes les déclinaisons du jazz dont on identifie les fondements en Afrique'.