| Côtes
maritimes de Saint-Louis
:
L’immersion
des récifs
artificiels accueillie
avec joie par les pêcheurs
Le
Soeil - B. Maurice Ndiaye
- Lundi 22 Janvier 2007
Des
récifs artificiels,
qui vont servir de lieux
d’habitations aux espèces
de poissons dits nobles,
sont installés sur
les côtes maritimes
de Saint-Louis. Cela, après
une phase d’expérimentation
réussie à Yoff
et Soumbédioune à Dakar.
L’implantation d’un
seul récif artificiel
coûte jusqu’à 100
millions de francs Cfa.
Les
pêcheurs et professionnels
de la pêche de la langue
de Barbarie, à Saint-Louis
(nord du Sénégal)
ont accueilli avec enthousiasme
l’immersion des deux
premiers récifs artificiels
au large des côtes
maritimes de Saint-Louis.
Il
s’agit d’implanter,
progressivement, d’ici à la
fin de l’année
2007, 10 régimes de
récifs artificiels
pour récupérer
des poissons dits d’espèces
nobles sur toute la côte
sénégalaise,
dans le cadre du plan stratégique
national initié par
le ministère de l’Economie
maritime.
L’opération
d’implantation de ces
récifs artificiels
est pilotée par la
Fédération
sénégalaise
de pêche sportive conduite
par son président
Abdou Ngott. Il était
accompagné de Abdou
Kébé, champion
du monde de pêche sportive,
des experts de la pêche
Sidy Cyr, Ariti Makhtar Diop
et autres pour poser l’acte
d’immersion des récifs
avec des épaves de
voitures, de bateaux et autres
matériaux. Et après
informer et sensibiliser
les pêcheurs de Guet-Ndar
sur la nécessité de
sauvegarder et de protéger
ces récifs, tout à fait à leurs
bénéfices,
dans les activités
de la pêche artisanale.
C’est
pourquoi, une rencontre présidée
par l’adjoint du gouverneur
chargé du Développement,
Amadou Matar Cissé,
s’est tenue à la
gouvernance mardi dernier
et en présence de
toutes les organisations
des professionnels de la
pêche, d’une
forte délégation
des pêcheurs de Guet-Ndar
et Gokhou Mbathie, qui n’ont
pas manqué d’exprimer
leur satisfaction quant à l’implantation
de ces récifs artificiels
tant attendu. Parce que cela
peut permettre de booster
l’activité de
la pêche à Saint-Louis.
En
effet, depuis plus d’une
décennie, la rareté des
poissons dits d’espèces
nobles s’est fait sentir
sur les côtes saint-louisiennes,
au point que les pêcheurs
de Guet-Ndar étaient
obligés d’aller
vers les eaux maritimes de
la Mauritanie, un pays voisin.
Mais, cette attitude des
pêcheurs a souvent
eu des conséquences
fâcheuses, ayant conduit
pour la plupart du temps à des
conflits, à l’arraisonnement
de pirogues et matériels
de pêche à la
recherche de poissons logés
dans les grottes sur la côte
mauritanienne.
Pour
que tout soit respecté,
un vaste programme de sensibilisation
des pêcheurs de Saint-Louis
est planifié. Car,
tout est question, selon
le président de la
Fédération
sénégalaise
de pêche sportive,
Abdou Ngot, d’une grande
responsabilité des
pêcheurs tout au long
de la côte maritime
sénégalaise.
Ces
récifs artificiels
vont constituer des habitations
pour loger toutes les espèces
de poissons nobles après
une expérimentation
fructueuse à Yoff
et Soumbédioune à Dakar.
Le large de Saint-Louis a été la
phase de concrétisation
de ce projet de régime
récifs artificiels
dont une seule implantation
peut coûter à l’État
100 millions de francs Cfa.
Dès lors, ont averti
les techniciens de la Pêche,
il appartient aux pêcheurs
artisanaux de les gérer à leur
profit, en n’utilisant
plus les grands filets de
pêche autour de ces
récifs artificiels
qu’ils détruisent
pour libérer tous
les poissons en régénération
dans les eaux maritimes de
Saint-Louis, où la
pêche constitue la
première mamelle dans
l’économie régionale.
|