Avec
un besoin en personnel médical de 299 agents, l'hôpital
de Ndioum n'en compte en tout et pour tout que 98 agents. A ceux-là sont
venus s'ajouter 22 nouveaux agents nouvellement affectés. La capacité d’accueil
de l’hôpital est de 120 lits, mais seuls cent ont été mis à la
disposition des malades. En effet, de par sa position géographique,
l'hôpital régional de Ndioum est une structure hospitalière
de référence. Situé au nord du pays, son rayon d’action
est de 200 km. En plus du département de Podor, il couvre une
partie de la région de Matam, du département de Linguère,
de Dagana et de la Mauritanie. Rien que pour l'année dernière,
les patients consultés étaient au nombre de 11 347 personnes,
dont 2 502 ont été hospitalisés. Mais à cause
d’un déficit criard en personnel médical soignant,
la situation sanitaire des populations du département de Podor
et au-delà tarde à connaître une amélioration
sensible dans la prise en charge médicale. Malgré tout,
les malades envahissent au quotidien ses différentes structures
sanitaires.
Insa Sawaré, le tout nouveau directeur de l’hôpital,
est préoccupé par cette situation. Certaines spécialités
manquent à la structure. Selon le Dr Sawaré, il manque ainsi
un médecin généraliste, un anesthésiste, un
chirurgien et un technicien supérieur ainsi qu’un ophtalmologiste.
Et selon le directeur de l'hôpital, un des deux chirurgiens que compte
l’établissement s’en va définitivement en janvier
prochain si son contrat qui expire à cette date, n’est pas
renouvelé. De même qu’il se fait du souci pour la faible
capacité d’hospitalisation de l’hôpital de Ndioum à cause
du nombre de lits insuffisants. L'hôpital ne compte qu'une centaine
de lits, alors que le ratio devrait se situer à 120 lits. Dans cet établissement
hospitalier, la moyenne par service d'hospitalisation est de 25 lits. Et
la structure sanitaire ne compte, d'ailleurs, que quatre services : un
service de médecine interne, un de pédiatrie, un autre de
maternité et le service de chirurgie.
Autres
préoccupations du directeur Insa Sawaré, sa structure
a aussi besoin d'un chirurgien dentiste et d'un gynécologue. Le
gynécologue qui est actuellement en service, n'est qu'en stage
et il termine à la fin de ce mois de décembre. L’absence
de certaines spécialisations fait que beaucoup de malades sont
transférés à Saint-Louis. Mais, tient à préciser
le directeur de l’hôpital de Ndioum, ces évacuations
sont gratuites. En ce sens que le carburant ainsi que les frais de mission
des chauffeurs sont pris en charge par l'hôpital qui ne fonctionne
qu'avec un budget annuel de 210 millions de francs Cfa.
Les
contractuels qui constituent 50 % du personnel sont recrutés
et payés par l'hôpital. D’où le besoin de la
structure de faire facturer ses services afin de générer
des ressources pour mieux prendre en charge son personnel.
Aujourd'hui,
l'hôpital fonctionne grâce au budget alloué par
l'Etat et à la subvention du Conseil régional de Saint-Louis.
Pour une amélioration du plateau technique de la structure sanitaire,
l’augmentation du budget est souhaitée par le directeur.
Elle permettrait, selon le Dr Sawaré, de réaliser l'ensemble
des programmes mis en place par l'Etat, surtout en ce qui concerne le
plan sésame. Les principaux motifs de consultations à l’hôpital
de Ndioum sont le paludisme, l'hypertension et le diabète.
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