1.200 ha à valoriser à Podor

 

Le Soleil - Amadou Diagne NIANG - Lundi 10 Décembre 2007


Le fort de de Podor  dans la région de Saint Louis du Sénégal
Photo : Laurent Gerrer

 

Le département de Podor, compte quatre communes et dix Communautés rurales réparties dans quatre arrondissements. Selon le maire, seule la valorisation des 1.200 ha pourrait aider au décollage.

 

Les activités de ces collectivités sont définies par l’Etat qui a entamé un processus de Décentralisation enclenché en 1972 pour offrir une plus grande autonomie aux populations, une autonomie considérée comme « un réel espace de liberté dans un contexte collectif organisé ».

 

Un code des Collectivités locales fonde et organise la régionalisation. Une mesure institutionnelle qui voit la puissance publique s’exercer à trois niveaux : régions, communes et Communautés rurales avec personnalité juridique et autonomie financière ; avec un Etat central qui assure l’orientation.

 

C’est à travers la loi 02 /96 portant transfert de compétences pour un développement à la base. Ce développement tant attendu a-t-il été au rendez-vous ? La puissance publique en milieu décentralisé n’est effective que dans les textes qui le régissent mais la mise en œuvre des recommandations qui la fonde bute au niveau de la gestion du fonctionnement des infrastructures collectives.

 

Podor-commune, entrée en plein exercice en 1960, est la première commune du département ; elle est aussi la plus pauvre, loin derrière les communes de Ndioum, Niandane et Golléré. La commune de Podor ne tire que des miettes de ses recettes municipales et son budget ne lui sert qu’à payer son personnel, « c’est une mairie sous perfusion », pour reprendre les propos de M. Oumar Mbengue son maire.

 

L’édile de Podor estime que seule la valorisation des 1.200 hectares de son « kolonngal » pourrait donner à Podor un second souffle, éliminer le chômage et fixer les populations dans leur terroir ».

 

C’est une commune qui se trouve au sein de la Communauté rurale de Guédé dans l’arrondissement de Gamadji-Saré ; cet état de fait ne favorise pas Podor, qui n’arrive pas à joindre les deux bouts et qui voit les villages périphériques verser leur impôt à Guédé.

 

Dans les Communautés rurales, les litiges fonciers y sont la dominante. Le foncier est un sujet tabou que l’administration ne veut même pas évoquer. Ce ne sont pas les nombreux sous-Préfets que l’on a souvent affecté du fait des problèmes de terres qui diront le contraire.

 

Les terres inexploitées pour la plupart ne sont pas valorisées par ceux qui peuvent le faire. Si la terre est du domaine de l’Etat, sa mainmise n’est que de façade, car des privés sans ressources règnent en maîtres sur les terres. Des terres au ? inexploitées.

 

L’équilibre environnemental peut considérablement être développé dans les Communautés rurales de ce département qui détient à lui seul 58 % du quota sénégalais des barrages de Diama et Manantali.

 

Les Communautés rurales sont riches de par leurs terres, les litiges fonciers qu’elles rencontrent souvent sont gérés au sein de la collectivité. Entre elles, les Communautés rurales n’ont pas de différends qui les opposent, chacun gère au quotidien ses problèmes. Certaines Communautés rurales comme celle de Dodel « rembourse annuellement leur taxe rurale, un acte civique qui a fait tache d’huile », souligne M. Aboubacry Dieng, sous-Préfet de Gamadji-Saré.

 

 

 

 

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