| Bras
de fer Etat-syndicats d'enseignants : Les potaches de Saint-Louis
mettent le pied dans le plat
Mercredi
15 Novembre 2006 - Walfadjri
Gabriel BARBIER
Les
lycées et autres établissements de l'enseignement
moyen et secondaire de Saint-Louis ont été désertés
hier par les élèves. Par ce mouvement d'humeur,
ces derniers entendaient pousser le gouvernement à satisfaire
les doléances de leurs enseignants pour que l'année
scolaire qui vient de démarrer, ne soit pas aussi
perturbée que celle de l'année écoulée.
(Correspondance)
- Les élèves des lycées et autres établissements
de l'enseignement moyen et secondaire ont boudé les cours
hier à Saint-Louis. Ce mouvement d'humeur des potaches
de la capitale du Nord a commencé au lycée Charles
De Gaulle à l'issue de l'assemblée générale
que les élèves y ont convoquée. Il s'est
ensuite généralisé au fur et à mesure
que les élèves atteignaient les autres lycées
et établissements scolaires de Saint-Louis.
A travers cette grève, ces élèves entendent ’pousser
le gouvernement à satisfaire les doléances’ de
leurs professeurs, car, pour eux, ce ‘bras de fer éternel’ entre
l'Etat et les syndicats d'enseignants n'a que trop duré.
Il est temps, précisent-ils, que des solutions soient trouvées
pour que l'année scolaire qui démarre, se déroule
sans anicroche.
Le fait
est que les élèves des lycées
et collèges de Saint-Louis craignent pour leur avenir. ’Nous
sommes les seuls perdants dans cette affaire’, ont-ils rabâché,
tel un leitmotiv, à l'occasion de leur rencontre d'hier.
Ces jeunes, très remontés, renseignent par ailleurs
que le Cusems, l'un des syndicats d'enseignants qui ont le plus
tenu tête à l'Etat, a promis d'observer, à compter
de ce mardi, un mouvement de grève. Ce qui, à leurs
yeux, risque de compliquer davantage une situation déjà bien
critique. Ce mouvement d'humeur des élèves de Ndar
s'est déroulé sans incidents majeurs, à part
de petits embouteillages notés à leur passage au
niveau des grandes artères de la vieille ville. Si par moments,
l'on a craint le pire avec des risques d'affrontements entre la
police et ses lacrymogènes en bandoulière et les
potaches munis de pierre, il y a eu plus de peur que de mal.
Ces élèves ne veulent pas que se
pousuive le bras de fer qui a opposé, pendant toute l'année
scolaire passée, l'intersyndicale de l'enseignement et la
tutelle, paralysant le secteur de l'enseignement sénégalais.
La pomme de discorde entre les syndicalistes et l'Etat du sénégal
résidait, à les en croire, dans le refus de l'Etat
d'ouvrir des négociations sérieuses sur les termes
de leur plate-forme revendicative. L'essentiel des doléances
des professeurs tourne autour de l'alignement de l'indemnité de
logement des professeurs sur celle des autres fonctionnaires recrutés
au même titre, de la hausse des indemnités liées
au Bac et au Bfem et de la création de passerelles entre
les corps de l'enseignement moyen secondaire. Outre le boycott
du Bac et du Bfem, certains enseignants ont procédé à la
rétention des notes à la fin d'année académique.
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