La
rentrée
des classes s’est bien effectuée hier à Saint-Louis.
Une rentrée timide, puisque ce n’était pas le grand
rush dans les différents écoles, lycées et collèges
de la ville.
Après les enseignants et le personnel administratif, c’était
au tour des potaches de retrouver, hier lundi, le chemin de l’école.
Qu’ils soient du public ou du privé, les élèves
n’ont pas répondu massivement à l’appel. Pourtant,
toutes les conditions étaient prises pour permettre une bonne
rentrée, mais les élèves n’ont pas suivi.
Une situation qui s’explique, sans nul doute par le Ramadan. A
cela s’ajoute les inondations qui ont rendu inaccessibles beaucoup
d’écoles. Malgré tous ces aléas, l’inspecteur
d’Académie, Abdou Ndar Fall, a procédé à la
traditionnelle tournée de rentrée. Et au terme de cette
visite, il a été procédé à un large échange à la
gouvernance où les syndicalistes ont eu à présenter
leurs appréhensions pour cette année scolaire. Ils ont
souhaité une meilleure implication dans les orientations et un
redéploiement qui tienne compte de toute la considération
sociale et des bonnes conditions de travail.
L’augmentation du crédit horaire a aussi été au
sujet des débats. Et cette augmentation va se traduire par un
redéploiement du personnel en surnombre. Cette opération,
selon l’inspecteur, se fera en concertation avec les concernés.
Les engagements pour les examens ont été aussi étudiés
et l’IA a annoncé être en phase terminale d’engagement
des déplacements des professeurs pour les examens. Il a également
insisté sur le volet santé, avec l’inspecteur médical
des écoles qui va effectuer des visites dans les établissements,
de même que les inspecteurs de spécialité et les
conseillers pédagogiques. Tout cela dans le seul but de ne pas
perdre de jours de travail. « A chaque fois qu’une masse
critique se présente, nous allons commencer les enseignements »,
a-t-il confié.
Evacuer les sinistrés
Il n’a pas manqué de rappeler les directeurs d’écoles élémentaires
et les populations que les inscriptions pour le CI restent gratuites.
Concernant les uniformes, l’inspecteur a précisé qu’elles
seront disponibles dans une cinquantaine d’écoles, pour
permettre à Saint-Louis d’être à l’heure
des blouses scolaires.
Relativement aux inondations, beaucoup d’écoles à Pikine
et Diaminar sont envahies par les eaux ou occupées par les familles
sinistrées. En ce sens, l’inspecteur a tenu à préciser
que le gouverneur a donné des instructions pour qu’aucune
classe ne soit cédée à des familles victimes d’inondation,
car, dira-t-il, « entre héberger et faire démarrer
des cours, il n’y a pas de délibération possible ».
Pour l’heure, en sus de quelques écoles de Pikine, celles
de Médina Courses et de Justin Ndiaye, sont toujours prisonnières
des eaux. Mais les sapeurs pompiers s’attèlent au pompage
des eaux pour permettre aux élèves de regagner en toute
sérénité les classes
Pour l’IA, le problème majeur de la rentrée reste
les tables bancs. Un problème qui, selon l’inspecteur, a été réglé en
toute diligence par le ministère de l’éducation.
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