Les électeurs du département de Saint-Louis ne se sont pas rendus massivement aux urnes hier. Jusqu'à 16 heures, dans la capitale du Nord, on n'a pas constaté l'affluence des grands jours dans les principaux centres de vote, à l'occasion des élections législatives du 3 juin 2007. Au centre François Salzman, on a enregistré à 16 heures 15 mn, dans les trois bureaux de vote, respectivement, 200 votants sur 745 inscrits, 150 sur 752, 179 sur 745. A l'école primaire Nalla Ndiaye, les cinq bureaux de vote étaient respectivement à 138 votants sur 808 inscrits, 133 sur 799, 120 sur 803, 140 sur 805, 150 sur 804. Au centre Emile Sarr, dans l'île de Ndar, plus précisément, à Lodo, les quatre bureaux de vote ont relevé à 16 heures 30, 150 votants sur 589 inscrits, 127 sur 583,162 sur 582, 143 sur 582. Ce n'est que vers 17 heures, qu'on a commencé à noter un rush vers le centre Abdoulaye Mbengue Khaly de Guet-Ndar où les 9 bureaux de vote avaient pu respectivement enregistrer à 17 heures 15 mn, 250 votants sur 800 inscrits, 240 sur 800, 229 sur 800, 250 sur 800, 260 sur 800, 278 sur 808, 240 sur 799, 177 sur 594 et 184 sur 800. Le leader du Fsd/Bj, Cheikh Bamba Dièye, s'est déclaré satisfait du déroulement du scrutin dans la capitale du Nord où, a-t-il précisé, "nous nous sommes rendus compte que nos militants ont voté, notre électorat a bougé ". Cependant, a-t-il poursuivi, " nous regrettons ce fort taux d'abstention noté au niveau national, qui s'explique par le fait que certaines promesses ne soient pas encore tenues, que la demande sociale ne soit pas encore satisfaite entièrement, que le coût de la vie augmente de plus en plus et qu'il existe un grand fossé entre les populations et ceux qui nous gouvernent ". Ces derniers, selon Cheikh Bamba Dièye, mènent un train de vie mondain, alors que les populations croupissent dans la misère. Le vote n'étant pas obligatoire, les populations mécontentes se sont abstenues d'aller aux urnes. Même son de cloche du côté des responsables locaux du Rassemblement pour le peuple (Rp) de Serigne Mamoune Niasse. Seynabou Niang Ndiaye, tête de liste départementale, a laissé entendre que leurs militants ont voté, précisant toutefois que les effets du boycott décrété par l'opposition expliquent en partie ce faible taux de participation noté sur l'ensemble du territoire. Pour elle, c'est un signal fort pour le parti au pouvoir qui doit, selon elle, remettre tout en question dans ce pays où depuis l'élection présidentielle du 25 février 2007, les prix des denrées alimentaires ne cessent d'être revus à la hausse. Quant à Amadou Diagne, coordonnateur du directoire départemental de la « Coalition Sopi 2007 », il soutient avec la dernière énergie que le taux de participation obtenu lors de la présidentielle était dû au charisme du président Wade. Pour lui, ces élections législatives ne peuvent pas avoir ce même taux. À l'heure où l'on s'entretenait, il était persuadé qu'avant la clôture du scrutin, les électeurs se bousculeront devant les urnes pour accomplir leur devoir civique.
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