Erigée
en commune en février 2002, la ville de Rosso-Sénégal,
qui a certes changé d'aspect, digère mal sa crise de croissance.
Ville stratégique en tant que porte d'entrée sur le Maghreb
et l'Europe d'une part, le Sénégal et l'arrière-pays
d'autre part, la commune de Rosso-Sénégal a besoin d'un
traitement d’urgence pour être placée sur les rampes
du développement. Ce faisant, la localité va justifier
son statut de vitrine du Sénégal. Entouré de ses
adjoints, le maire de la commune, Oumar Sory Diop, d'expliquer que ‘cet
appui de l'Etat du Sénégal et des partenaires va nous permettre
de procéder au lotissement de certains quartiers ainsi qu'à la
structuration de toute la ville. Nous allons, aussi, pouvoir faire face
efficacement au récurrent problème d'inondations en période
d'hivernage, en allant dans le sens d'assainir la commune’. Oumar
Sory Diop laisse entendre, dans la foulée, que ‘depuis que
Rosso est érigée en commune par décret 171 du 21
février 2002, l'équipe municipale a consenti beaucoup d'efforts
pour son développement. Mais nos maigres recettes municipales
qui tournent autour de 120 millions de francs Cfa ne nous permettent
pas de joindre les deux bouts. Il est, aujourd'hui, nécessaire
que les pouvoirs publics apportent leur secours à cette nouvelle
commune qui est la porte d'entrée du Sénégal pour
le visiteur qui vient de la Mauritanie par le bac de Rosso’, signale
le maire de Rosso-Sénégal.
Par
ailleurs, pour un développement socio-économique harmonieux
de la zone, Rosso-Sénégal réclame la réaffectation
des 500 hectares situés au sud de cette partie du Walo, non
encore exploités par la Css. D'autant plus que, bien qu'exerçant
le commerce, les populations demeurent foncièrement attachées
au travail de la terre. Ce faisant, les jeunes ne devraient plus céder
aux sirènes de l'émigration clandestine qui fait beaucoup
de ravage dans leurs rangs. ‘Nous demandons plus que jamais qu'on
nous réaffecte les terres qui dorment sur la façade gauche
de Rosso-Sénégal pour le bénéfice de nos
populations. Aujourd'hui, notre population juvénile reste oisive,
car ne trouvant plus suffisamment de terres à exploiter. Dans
ce contexte où l'Etat
plaide pour une autosuffisance en riz, nous réclamons ces 500
hectares’,
confirme Oumar Sory Diop
En
attendant, dans cette commune rurale aux allures de bourgade de 68
hectares pour
près de 20 mille habitants environ, l'on s'occupe
comme on peut pour faire face aux rigueurs de la vie. Plus que jamais
décidée à jouer pleinement son rôle de commune-modèle,
Rosso-Sénégal, située à quelque 110 km de
Saint-Louis et nichée entre Ross-Béthio, le village de
Mbagam et la Mauritanie voisine, est un haut lieu de la fraude et de
la drogue.
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