La conférence sur la crise scolaire au Sénégal animée par le ministre, secrétaire général du Gouvernement Me Alioune Badara Cissé et son collègue chargé des questions pédagogiques Ibrahima Fall, dans la salle des fêtes de la mairie, a drainé beaucoup de monde. Notamment un auditoire fort attentif, composé essentiellement de militants libéraux et autres sympathisants de la coalition Sopi 2007, d’enseignants, d’étudiants. Présentant le conférencier, Me Cissé dira quel e ministre Ibrahima Fall est un "pur produit de l’école normale William Ponty de Sébikotane. Il est sorti en 1957, 10 ans après Me Wade". Après ses études à la faculté des sciences de l’université de Dakar, il a été directeur d’école élémentaire, professeur de mathématiques, principal de collège, avant de prendre sa retraite au CEM Diery Fall de Bambey. Ses expériences dans le domaine de l’enseignement, ses activités syndicales et politiques lui ont valu d’être nommé ministre chargé des questions pédagogiques. Et, de l’avis de Me Cissé, modérateur des débats, le conférencier fait partie des personnes "les mieux placées" pour parler des réalisations du Président Wade et du gouvernement de l’alternance dans le secteur de l’éducation. Introduisant la conférence, Me Cissé a tenu à préciser que ce débat s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation de l’électorat sur les réalisations du gouvernement en l’espace de 7 ans, dans le domaine de l’éducation. Efforts constants Abondant dans le même sens, le ministre Ibrahima Fall a laissé entendre que l’école sénégalaise est perturbée par des séries de grèves et de débrayage. Il a longuement insisté sur les "efforts constants et louables déployés par Me Wade et son équipe pour construire en 7 ans 15.000 salles de classe, 500 collèges, 39 lycées, porter le taux de scolarisation à 85 % en 2006 (soit, un gain de 6 points), recruter 25.000 enseignants dont les volontaires et les vacataires, mettre en place des collèges universitaires régionaux,15 daaras modernes". En plus, l’Etat a eu à réaliser également "plus de 7 écoles de formation des instituteurs, distribuer gratuitement des manuels et autres fournitures scolaires, améliorer le taux de scolarisation des filles, à mettre en place plus de 273 cases des tout petits". Des conditions qui ont permis ainsi d’enregistrer "un nombre important de bacheliers qui est passé de 12.000 en 2000 à 20.000 en 2006". A cela s’ajoute l’investissement de 600 millions Cfa dans la construction des cantines scolaires, l’élaboration et la mise en œuvre des projets d’école et d’établissement, l’augmentation des salaires des fonctionnaires (y compris les enseignants), a noté Ibrahima Fall. Il s’en est suivi un débat fructueux et enrichissant qui a permis aux deux ministres de diagnostiquer avec les intervenants, et cela sans complaisance, tous les problèmes notés dans le secteur de l’éducation. Cette conférence a donné surtout l’occasion à l’assistance d’avoir une idée de l’ensemble des réalisations du gouvernement dans le secteur de l’éducation. A travers ce dialogue franc et sincère avec les populations, l’organisateur de cette conférence Me Alioune Badara Cissé, entend tout mettre en œuvre, pour rechercher avec ses concitoyens, les solutions les plus adéquates à l’ensemble des problèmes auxquels la société est quotidiennement confrontée.
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