Sahel Découverte
Programme 'Tennis à l'école' à Saint-Louis :
200 jeunes formés en 2007

 

WalFadjri - 30 Juin 2007 - Gabriel Barbier

 

 

Initié depuis 2005, dans la ville classée patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, le programme 'Tennis à l' école' a vécu cette année encore. Ainsi, deux cents élèves ont été formés au B. A. Ba de la discipline au courant de l'année scolaire en cours. Ils sont issus des écoles Ndaté Yalla, Ndiawar Sarr Seydou, Alioune Badara Sarr et de l'école française, Saint Joseph De Cluny. La cérémonie de clôture qui a fait office de 'fin de saison' pour ces tennismen en herbe qui rêvent de marcher sur les traces des Yannick Noah, Jimmy Connors, des Soeurs Williams, de la famille Berthé, de Yaya Doumbia, etc., a eu lieu, le 14 Juin dernier au Tennis Club sis au quartier Nord.

 

(Correspondance) - Durant toute l'année scolaire, les potaches ont pu découvrir le tennis estampillé 'sport des riches réservé aux bourgeois'. Les cours sont dispensés dans l'enceinte même des écoles citées plus haut à l'heure des cours d'éducation physique. Et, pour Habib Diaby, responsable technique du tennis à Saint-Louis, en charge du développement du programme 'Tennis à l'école' mis en oeuvre dans la région, qui a dispensé les cours, 'un grand coup de chapeau doit être tiré aux directeurs de ces écoles et aux parents d'élèves qui ont compris le sens de notre démarche et nous ont facilité les choses', reconnait-il.

 


Habib Diaby fait remarquer que 'ces différentes descentes dans ces établissements scolaires de la ville de Mame Coumba Bang ont permis au technicien qu'il est de découvrir des génies du tennis qui, à leur âge, réussissent des prouesses dignes des grands cours de tennis du monde'. 'Cette année, nous avons encore découvert six à sept jeunes très doués qui vont compléter le premier lot déjà repéré l'année dernière. Et nous nous évertuons à assurer difficilement le suivi', rassure le membre de la commission technique de la fédération sénégalaise de tennis.

 

Toutefois, malgré cette embellie et ce regain de considération et de reconnaissance, la pratique du tennis est confrontée à un handicap de taille : le manque criard de cours. Habib Diaby explique à ce propos qu'à 'l'heure actuelle, Saint-Louis ne dispose que de deux cours privés dont l'un n'est pas fonctionnel. Alors, pour les entraînements, c'est la croix et la bannière ; il faut une gymnastique titanesque pour trouver un point de chute'. 'Pourtant, renseigne Habib Diaby, les opportunités ne manquent pas. Avec l'émergence d'un Espace Jeune, il devrait être possible, par exemple, de nous aménager un petit espace, pour nous faciliter les entraînements'.

 

 

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