Sahel Découverte

Traite negrière et son abolition :
L’île de Gorée passe le relais à la cité de Ndar

 


Le Soleil - 01 Septembre 2007 - Babacar Maurice Ndiaye


Guet Ndar a saint louis du senegal par Eddy Graeff
Photo : DR

 

Après l’île de Gorée, le relais a été passé à la ville de Saint-Louis pour célébrer la Journée internationale de la Traite négrière et de son abolition.

 

Le musée du Centre régional de documentation de Saint-Louis (ex-Ifan) un lieu témoin des faits ayant marqué l’histoire du Sénégal, a accueilli cette journée par une exposition vernissage sur le thème : Se souvenir, mais ne pas oublier les conséquences de la gestion des mémoires douloureuses. « Let we forget the triumph over slavery ». En partenariat avec le Bureau régional de l’Unesco et l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et sous l’égide du ministère de la Culture et du Patrimoine historique classé, la Journée internationale du souvenir de la Traite négrière et de son abolition a été vécue pleinement dans la vieille cité de Ndar. La directrice du Crds, Mme Fatim Fall, les autorités locales, le Sénateur Mohamed Lamine Sylla, les historiens, les philosophes, les acteurs culturels et les Saint-Louisiens ont suivi avec émotion cette exposition qui a retracé l’histoire de l’esclavage qui, du reste, aura été une épreuve douloureuse. Il a été ainsi expliqué au nombreux public ce qui s’est passé réellement entre 1444 et 1848, surtout cette journée du 23 août. Le secrétaire général de l’Ugb, Sékou Sonko, au nom du Recteur, le Pr. Mary Teuw Niane, a jugé très utile cette journée de relecture approfondie sur la traite négrière et son abolition.

 

Le représentant du ministre de la Culture et du Patrimoine historique classé, Abdoul Aziz Guissé, a évoqué ces tableaux très sombres avant de dire que cette journée a permis de revivre le passé et de poser les jalons de ce qu’on appelle la mondialisation à travers le commerce triangulaire.

 

 

Traite négrière
L'ancienne capitale de l'Aof retrace la route de l'esclavage

 


WalFadjri - 29 Août 2007 - Gabriel Barbier


 

Le monde de la culture de la vieille cité s'était donné rendez-vous le 23 Août dernier au Centre de recherches et de documentation du Sénégal (Crds) pour échanger autour du thème : 'la traite négrière et son abolition'.

 

Ces retrouvailles auront permis aux acteurs d'apprécier l'exposition itinérante, riche de trente deux panneaux, élaborée par l'Unesco, retraçant 'la route de l'esclavage, de l'intérieur du continent africain aux Amériques '.

 


(Correspondance) Le vernissage de l'exposition sur la traite négrière, montée dans le cadre de la commémoration de l'abolition de l'esclavage dans l'ancienne capitale de l'Afrique occidentale française (Aof), a été mis à profit par les acteurs du monde culturel et autres éducateurs pour revisiter la traite négrière sous toutes ses formes.

 

'C'est une exposition montée en collaboration avec le ministère de la Culture, l'université Gaston Berger de Saint-Louis, dont nous dépendons, et le bureau de l'Unesco/Breda à Dakar', informe la directrice du musée du Crds, sis au fin fond du quartier Sud de l'île.

 

L'exposition, qui prend fin ce jeudi 30 Août, aura permis aux éducateurs, membres du monde culturel et aux amis du Crds de 'se retrouver bien que ce soit pendant les vacances', souligne Mme Fatima Fall. 'C'est une belle exposition qui parle de la traite négrière sous ses différentes formes et même sous les formes actuelles que nous pouvons rencontrer', confie la directrice du musée.

 

Le projet pour Mme Fatima Fall est 'de tout mettre en oeuvre pour faire revenir l'exposition, qui comporte trente deux panneaux, dans la cité classée patrimoine mondial de l'Unesco, pendant l'année scolaire, juste après l'étape du Nigéria'. Et ce, pour que les enseignants et les élèves tout comme les étudiants puissent en profiter, indique Mme Fall. Car, son intime conviction est qu"il ne faut pas renier cette période dure de l'histoire'. 'Au contraire, on doit montrer aux gens le pourquoi, le comment et par la suite les aider à comprendre les raisons de cette traite négrière', estime-t-elle.

 

Dans cette exposition, les trente deux panneaux, mis en exergue, font partie intégrante des activités de l'Unesco dans le cadre de la commémoration de l'année 2004, proclamée Année internationale de lutte contre l'esclavage et son abolition. Ces créations relatent la page sombre de l'histoire de l'humanité. Elles posent des regards sur la route de l'esclavage, notamment du point de départ des esclaves à leur arrivée aux Amériques, en passant par l'épisode de la capture, le calvaire de la traversée, le travail laborieux au niveau des plantations...

 

Le panneau numéro 2, par exemple, (re)plonge le visiteur au coeur du commerce des esclaves où se côtoient violence, exploitation et oppression. Tandis que les panneaux 7, 8, 9, 10 donnent un aperçu historique et chronologique du commerce des Noirs depuis les découvertes, sur le pôle de Henri le navigateur au Portugal. Ils permettent aussi de se faire une idée du profil des marchands européens, africains ou américains.

 

 

 

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2010 Saint-Louis du sénégal - Photos © D.R