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Le
bac de Rosso Sénégal manque de chavirer :
Le
naufrage évité de justesse
Gabriel BARBIER - Walfadjri - Lundi 18 Septembre
2006
(Correspondance) - On a frôlé le pire mercredi
à Rosso Sénégal. Le bac qui assure
la navette entre les deux villes jumelles séparées
par le fleuve (Rosso Sénégal et Rosso Mauritanie)
a failli chavirer. Aux environs de 19 h, au moment où
la pluie s'abattait sur Saint-Louis, un vent violent a balayé
cette zone. Pris de panique, les nombreux passagers, pour
la plupart des commerçants, sont spontanément
allés sur un côté. Dès lors,
c'était le sauve-qui-peut généralisé
à bord. Le contre-poids de ces voyageurs, en plus
du tonnage déjà important des bagages, marchandises,
véhicules et autre bétail a manqué,
de peu, de faire basculer ce bac qui permet de rallier la
Mauritanie à partir du Sénégal en un
temps record. Selon certaines indiscrétions d'usagers
de ce bac, malgré les multiples injonctions des autorités
des deux pays et des catastrophes comme celle du bateau
Le Joola, ce moyen de transport, qui aurait atteint ‘l'âge
limite de la retraite’, est toujours bondé
de monde et surchargé de marchandises et autres.
Pour rappel, il y a quatre ans, le 27 septembre 2002, au
petit matin, le Sénégal se réveillait
dans la stupeur et la désolation. Le bateau Le Joola
venait de chavirer aux larges de l'Océan Atlantique
avec, à bord, plus de deux mille personnes. Le diagnostic
des causes de ce qui est aujourd'hui considéré
comme la plus grosse catastrophe mondiale de l'histoire
de la navigation maritime relevait une responsabilité
humaine. D'où l'importance, aujourd'hui encore, d'attirer
l'attention des uns et des autres sur les risques encourus
lorsque les règles élémentaires de
sécurité ne sont plus respectées.
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