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Visite guidée des installations de la compagnie sucrière : Les syndicalistes plaident pour la sauvegarde des emplois

 

 

Gabriel BARBIER - Walfadjri - Mardi 08 Août 2006

 

 


La visite guidée des installations de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) sises à Richard-Toll, organisée par les responsables de cette entreprise, a permis aux représentants de l’Ascosen, de l’Union Nationale des consommateurs du Sénégal ( Uncs) et à la presse de se rendre compte des efforts constants déployés par la Css depuis sa création en 1971 par Jacques Mimran en vue de participer efficacement au développement économique et social du Sénégal.

 

Les autorités de la Css, parmi lesquelles Louis Lamotte, directeur des ressources humaines, le nouveau secrétaire général, André Froissard ont pu aider les partenaires de la compagnie à visiter les périmètres de canne à sucre qui s’étendent à perte de vue, l’usine, le garage, le parc automobile. Echanges de points de vue, explications et autres discussions entre le staff de l’usine sucrière et les visiteurs ont permis à ces derniers de se convaincre qu’il n’est pas facile de rivaliser avec la Css aujourd’hui dirigée par Gérard Dabilly, encore moins de la concurrencer.
L’occasion a été saisie par les responsables de l’Intersyndicale de la Css, notamment Makhary Samb de la Cnts, Alioune Bâ de l’Unsas, Ousmane Bâ de l’Udts, Moussa Bâ de la Csa, Amary Diouf de la Cnts-Fc de rappeler que la Css demeure l’une des plus grandes entreprises du Sénégal avec un effectif de plus de 6 000 travailleurs.

 

Ces syndicalistes ont précisé que ‘depuis le 26 Juin dernier, date qu’a choisie la Css pour augmenter le prix du sucre, certaines associations ont demandé, à juste raison en tant qu’associations de consuméristes, la baisse du prix. Par contre, les syndicalistes ont condamné avec la dernière énergie la position développée par certains commerçants qui ont profité de cette hausse pour revenir à leur ambition qui est de s’approprier le marché du sucre en supprimant l’industrie sucrière et en jetant dans la misère et la précarité ces Sénégalaises et Sénégalais qui s’épanouissent et construisent leur vie grâce à la Css. Sachant qu’un pays ne se développe que sur les richesses créées par ses entreprises, l’intérêt du Sénégal réside dans la survie et le maintien de son tissu industriel’.

 

Considérant que la sauvegarde des emplois à Richard Toll et à Dagana est une priorité, les responsables syndicaux ont rappelé que ‘les assises sur le pétrole, présidées récemment par le chef de l’Etat ont permis de se rendre compte qu’aucun segment de la vie économique (Etat comme privé), n’échappe à la flambée des prix du baril de pétrole. Nous enregistrons une hausse des prix des hydrocarbures, et force est de reconnaître que le pétrole dicte sa loi car il est au centre de l’économie mondiale. C’est dire que notre entreprise n’échappe pas à la règle car elle a vu ses coûts de production grimper. Malgré tout, la Css n’a jamais voulu procéder à une hausse depuis plus de six ans. La Css considère que le prix d’un produit comme du reste sa disponibilité est un des éléments de la qualité’.

 

Dans un document distribué par les responsables de la Css, il est précisé que ‘les soubresauts des cours mondiaux et notamment la flambée des cours du pétrole ont introduit une nouvelle contrainte. La seule facture pétrolière de la société est passée de 2 milliards 814 millions de francs en 2002 à 4 milliards 145 millions de francs en 2006. Les gains de l’entreprise n’ont pas permis de combler un tel écart. Il a donc fallu procéder à un ajustement de prix du sucre en ne répercutant qu’une infime partie aux consommateurs’.

 

Les responsables de la Css ont par ailleurs tenu à marteler que ‘la compagnie sucrière sénégalaise fait partie des plus gros investisseurs étrangers au sénégal ( plus de 100 milliards de francs). C’est le premier employeur privé du pays avec 5 200 salariés, 24 milliards de valeur ajoutée, une masse salariale annuelle de plus de 10 milliards de francs, plus de 5 milliards réinvestis chaque année sur le site pour assurer la pérennité de l’entreprise et l’augmentation de sa productivité, près de 15 milliards de devises étrangères - économisées -, un fort taux de sous-traitance auprès d’entreprises sénégalaises (chiffres d’affaires de 5 milliards réalisés avec des Pme).’

 

En outre, les responsables syndicaux ont renseigné que ‘la Css a contribué à la lutte contre l’exode rural dans la Vallée du fleuve sénégal. De 1972 à nos jours, la population de la localité est passée de 6 000 à plus de 100 000 habitants. La compagnie réalise les actions sociales traditionnelles le liant à son environnement dont les plus citées sont l’eau potable distribuée quotidiennement à 20 villages, regroupant 30 000 habitants, l’irrigation gratuite de près de 3 000 ha de terre pour la production rizicole de dizaines de milliers de paysans de la vallée, l’aménagement d’abreuvoirs pour le cheptel et bien d’autres réalisations. En dehors de ces actions sociales, la Css a inauguré une nouvelle politique de santé et se positionne comme l’un des premiers acteurs de la santé dans la région du nord’.

 

 

 

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