|
Hivernage
- les pluies causent un accident dans le nord
Walfadjri (Dakar) - 1 Août 2006 - Elh. Thiendella
Fall
Les fortes précipitations qui s'abattent
depuis une semaine dans la région de Saint-Louis
continuent de faire des victimes.
Hier, une voiture de transport immatriculée
Sl 6128 A a fait un accident qui a coûté la
vie à 11 de ses passagers. Le véhicule, évitant
la Nationale 2 endommagée par la pluie, a emprunté
une piste latéritique pour terminer sa course dans
un canal d'évacuation, à hauteur de Kassak
Nord, dans la communauté rurale de Rosso Béthio.
C'est sous une forte averse que les sapeurs-pompiers alertés,
ont repêché la voiture des eaux avant d'évacuer
les victimes à Richard-Toll. Quarante cinq kilomètres
plus loin, à Ndioum au site des réfugiés,
une dame surprise par les eaux dans sa chambre, a rendu
l'âme sur le coup.
A Saldé, chef-lieu d'Arrondissement,
de nombreux bâtiments construits en banco n'ont pu
résister aux 92 mm de pluies tombés sur le
village. Le fleuve qui a débordé de son lit
a fini d'installer la psychose chez ses habitants et principalement
chez les enfants qui devront ainsi faire face, à
n'y prendre garde, à des maladies pulmonaires et
autres parasitoses. Non loin de là, le village de
Ngouye est dans le désarroi total, dix-sept habitations
se sont effondrées obligeant leurs propriétaires
à passer la nuit à la belle étoile.
Les populations souhaitent un secours rapide et des mesures
préventives. Les villages de Barobé Diachel,
Wassétacké, Diaranguel et Wallah ne sont pas
mieux lotis, ils sont aussi engloutis dans les eaux.
onséquence : l'Ile-à-Morphil
est complètement coupée du reste du pays.
Et les populations se demandent aujourd'hui ce que valent
les ponts de Ngouye et de Madina Ndiathbé. Lesquels,
selon eux, ne peuvent être efficaces dans leur rôle
de désenclavement qu e lorsque l'axe qui relie Saldé,
Cas-Cas et Madina Ndiathbé est praticable en toute
saison. Cependant, cette partie de l'île n'est pas
un cas isolé car à Mboyo et à Diambo,
dans le Diéry, les populations ont, elles aussi,
fait les frais du déferlement des eaux pluviales.
Leurs habitants sont actuellement sur le-qui-vive, tenaillés,
qu'ils sont, entre le marigot le Doué et les précipitations
du week-end.
Ailleurs, dans la jeune commune de Niandane,
le maire Amadou Ly appelle à la rescousse. Selon
l'édile de Niandane, une trentaine de familles de
sa commune, chassées par les eaux de pluie, sont,
aujourd'hui, sans abris. D'où son idée de
les reloger à l'école élémentaire
du village. M. Ly en appelle à une aide d'urgence
des autorités du pays car, selon lui, les défis
à relever dépassent de loin les moyens dont
dispose sa municipalité.
Idem pour celle de Podor. Ici, la station
d'épuration des eaux pluviales est complètement
au ralenti du fait d'une municipalité sans ressources.
Les habitants des quartiers de Sinthiane et de Lao Demba
ne savent plus où donner de la tête car, à
certains endroits de la ville, Podor ressemble à
la ville européenne de Venise. Plusieurs familles
ont accueilli des voisins déguerpis par la pluie.
Abou KANE ..et flanquent des insomnies à l'Est (Bakel)
Entre le mardi 25 et dimanche 30 juillet
dernier, le ciel a véritablement ouvert ses vannes
sur Bakel et environs. En effet, en quatre jours de pluie,
134,7 millimètres ont été enregistrés.
Suffisants alors pour dire, du moins du point de vue pluviométrie,
que l'hivernage s'est, sans nul doute, bien installé
dans le Guidimakha. Aussi les populations de la Commune
de Bakel des risquent des sinondations comme celles de 2003
? Certains quartiers tels que Dar-Es-Salam et Bakel-Coura,
du fait de leur emplacement sont logés dans des zones
marécageuses. Ce qui en fait des zones à risques.
D'ailleurs certaines maisons ont été même
envahies par les eaux. Des bâtiments construits en
banco ne tiennent plus tellement. Entre autres désagréments
causés par ces fortes pluies enregistrées,
on peut noter les difficultés qu'éprouvent
les populations pour se mouvoir à travers les principales
artères de la ville. Et ceci du fait de leur im praticabilité.
Pour les affronter, il faut se retrousser soit le pantalon,
le pagne ou la jupe. Mais également porter des chaussures
adéquates comme les ' tic-tic ' qui, d'ailleurs sont
à la mode.
Difficile alors de circuler dans Bakel
où piétons et automobilistes, entre autres
usagers de la route se disputent quelques espaces non envahis
par les eaux pour ainsi se frayer un passage. Au niveau
de certains quartiers comme les Hlm, les résidents
ont le sommeil perturbé. Ceci, à cause des
grenouilles attirées par les flaques d'eau et qui,
à cet effet, passent toute la nuit à croasser.
Empêchant, de ce fait, les habitants de ces quartiers
à dormir les poings fermés. |