| Financement
du pont de Rosso : 22 milliards F Cfa attendus, date de
livraison 2011
Le Soleil
-Samedi 15 Juillet 2006 - MAMADOU SY
Le Sénégal, la Mauritanie
et le Maroc ainsi que les bailleurs de fonds ont, au cours
d’une réunion de concertation sur le financement
du pont de Rosso, exprimé leur disponibilité
à réaliser le plus rapidement possible, à
l’horizon 2011, cet ouvrage important et dans les
conditions économiques les plus favorables pour activer
l’intégration des régions.
La réunion de concertation sur le
financement du projet de construction du pont de Rosso,
qui regroupait les ministres des infrastructures et de l’équipement
de la Mauritanie et du Sénégal, MM. Habib
Sy et BA Ibrahima Demba, a eu lieu hier sous la présidence
du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et
des Finances, Abdoulaye Diop, en présence des principaux
bailleurs de fonds du projet. La construction effective
du pont de Rosso, à l’horizon 2011, s’inscrit
dans un contexte de renforcement de la coopération
entre le Sénégal et la Mauritanie et procède
de « la volonté d’accorder une importance
particulière à la construction d’infrastructures
de transports à caractère régional
et continental en respect des stratégies dégagées
par la CEDEAO, l’Union du Maghreb et le NEPAD, de
réduction des contraintes majeures à la continuité
de la chaîne de transports et de fluidité du
trafic ».
Il découle également de la
volonté des chefs d’Etats du Sénégal,
de la Mauritanie et du Maroc de réaliser de manière
progressive les grands axes transcontinentaux que sont la
route Eurafricaine (Madrid-Tanger-Nouakchott-Dakar), la
trans-cotière (Dakar-Lagos) et la trans-sahélienne
(Dakar – Bamako-Djibouti ).
Les ministres, présents à
cette rencontre, ont rappelé l’importance du
projet et son impact sur le développement des deux
pays et l’interconnexion des régions concernées
ainsi que l’intérêt particulier porté
par les chefs d’Etat de la Mauritanie et du Sénégal
pour la concrétisation de ce projet dans les plus
brefs délais et dans les conditions économiques
les plus favorables pour activer l’intégration
des régions.
Les bailleurs de fonds ont également
confirmé leur disponibilité à participer
au financement de ce projet. A l’issue de cette réunion,
il a été retenue l’approche conception/réalisation
et la Bad s’est engagée à financer pour
un montant de 22 milliards F Cfa, à l’exception
du volet géotechnique, les études de base
devant conduire à l’élaboration du dossier
d’appel d’offres (études socio-économiques,
environnementales, topographiques, hydrologiques, définition
du site, conception et pré-dimensionnement de l’ouvrage,
voies d’accès, établissement des termes
de référence pour les aspects institutionnels
et coûts estimatifs des travaux).
|