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15 aout sous
le soleil : Le Soleil - Babacar Maurice
Ndiaye - Samedi 13 Aout 2005 Les fêtes traditionnelles et religieuses font partie de la culture légendaire de la cité coloniale de Saint-Louis. Elles sont spontanément organisées par les populations de la ville dans les différents quartiers. Associations culturelles et sportives, syndicat dinitiatives du tourisme élaborent un programme danimation permettant aux visiteurs de découvrir les facettes de la culture saint-louisienne avec sa légendaire « Teranga ». Des fêtes, typiquement saint-louisiennes, se déroulent comme la sortie du Fanal, les traditionnelles régates du quartier des pêcheurs Guet-Ndar, le Tanneber, le Takusanu Ndar, la Tabaski, la Korité , la Tamkharit qui se déroulent sur une particularité exceptionnelle dans la vielle cité. Lhistoire dune fête du 15 août, objet de tant de spéculations dans la ville de Mame Coumba Bang, remonte assez loin. Pour cerner cet évènement qui prend de lampleur avec des milliers de jeunes qui convergent de toutes les régions du Sénégal vers la capitale du Nord. Ecoutons Cheikh Madické Diakhaté dit Collot, une figure emblématique de Saint-Louis. La vraie histoire, cest le 25 août de lannée coloniale, par arrêté du gouverneur français, qui est devenu la date du 15 août en le faisant coïncider avec la célébration de lassomption. A lépoque, cétait la fête pour toutes les villes portant le nom de Saint-Louis du monde entier (France, Mississippi aux Etats-Unis) comme la fête de la jeunesse, de la ville, mais aussi des étrangers vivant parmi nous. La beauté de cette réjouissance relève de lengouement de toute une jeunesse. Mais Collot fait noter que contrairement à létiquette quon voulait lui coller en termes de perversion, il y a eu ces dernières années limplication des autorités locales dans lorganisation pour en faire un rendez-vous des activités saines de la jeunesse, par une bonne couverture à la vigilance et la rigueur, surtout établie par le préfet du département de Saint-Louis, Souleymane Cissé. La jeunesse de tous les horizons se donne rendez-vous dans la vieille cité pour savourer la quiétude, la fraternité, dans la paisible cité de Ndar. Des dérapages, bien sûr, ne peuvent pas manquer comme dans le passé par quelques individus qui ne sont pas venus pour sépanouir, mais pour sadonner à des excès regrettables comme le trafic, la consommation de la drogue ; lalcool, la prostitution avec une pratique qui a été décriée :le fameux bain de minuit à lhydrobase entre des jeunes garçons et des jeunes filles. Ces comportements avaient soulevé lire des associations religieuses comme lASCAI qui continue de combattre lorganisation du 15 août à Saint-Louis pour parer aux dérives quil entraîne dans la société saint-louisienne. Pour Cheikh Madické Diakhate linitiative est très noble mais les mauvaises pratiques existent partout au Sénégal et dans le monde. Saint-Louis nest pas une exception, à la règle. Mais grâce à une bonne communication, une sensibilisation plus forte luvre se magnifie vis-à-vis des mauvais comportements de cette jeunesse. Et le 15 août est émaillé de moins en moins dincidents. Tout à lhonneur des parents, des éducateurs des autorités municipales, religieuses pour rappeler que liberté ne signifie pas libertinage. Cette fête de lAssomption à lorigine a une particularité. Les populations en profitaient pour penser et agir au profit des plus démunis et indigents en organisant des festins dans les hôpitaux, dans les asiles de fous ; en somme dans la société pour verser les recettes des organisations aux besoins de soigner, de nourrir, de guérir des malades, dans la prise en charge. En fait des actions caritatives.
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