Journée morte dans le privé catholique :
Saint-Louis a marché hier

Le Quotidien - Jean-Jacques Rodriguez - Samedi 10 Décembre 2005

L’Enseignement privé catholique était dans la rue hier à Saint-Louis pour dénoncer le marasme financer et les difficultés dans lesquelles il se trouve. Tous autour du directeur diocésain, du corps professoral et du représentant des parents d’élèves, ils ont tenu un point de presse pour alerter l’opinion publique, avant la rencontre prévue demain avec la tutelle.

Selon Jean-Marie Sidibé, directeur du diocèse de Saint-Louis, l’école privée catholique au Sénégal scolarise un nombre non négligeable d’enfants du préscolaire à l’Enseignement supérieur. Toutefois, l’Office national de l’enseignement catholique du Sénégal (Onec) qui a décidé d’accompagner l’action de formation et d’éducation dévolue à l’Etat rencontre d’énormes difficultés.

Un malaise qui a pour noms : endettement chronique, retard de versement des charges sociales à l’Ipres et à la Caisse de sécurité sociale, salaires impayés ou en retard, précarité de la couverture médicale et incapacité de répondre à la demande sociale. Pourtant, toutes ces difficultés n’ont eu aucun impact sur la qualité des enseignements dispensés et sur les résultats aux examens et concours officiels.

C’est fort de tout cela et avec beaucoup de regret, que l’Onec constate l’oubli dont elle fait l’objet. Elle tient à attirer l’attention sur le marasme financier dans lequel elle se meut sans le soutien attendu de l’Etat. Selon le conférencier, les subventions à l’enseignement privé sont les mêmes depuis 20 ans, malgré le relèvement du budget du ministère de l’Education (qui a augmenté considérablement). Selon M. Sidibé, cette même question avait été soumise par les évêques au président de la République qui leur avait promis une solution diligentes. Aujourd’hui, force est de constater que ce soutien de l’Etat prévu avec un relèvement de 5 % sur le budget 2005 se fait encore attendre. Dans son résumé préliminaire, M. Sidibé a aussi rappelé que l’école catholique est très présente au Sénégal dans les zones rurales, surtout les plus défavorisées, où elle est souvent la principale structure éducative privée. Cela en vertu de son credo qu’est d’aller vers les pauvres et les plus démunis.

Rappelons que cette même journée morte est observée ce vendredi dans les autres régions du Sénégal, en accord avec le Syndicats national des enseignants des écoles catholiques du Sénégal.