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Visite de Chirac et de Wade à Saint-Louis :
une forte mobilisation pour fêter l'évènement (Envoyé Spécial). Le pari de la mobilisation a été réussi. Des centaines de milliers de Saint-Louisiens sont sortis pour ovationner les Présidents Chirac et Wade et cela dans la discipline. Un bain de foule pour les deux Chefs d'Etat qui se sont même offert une petite balade sur le Pont Faidherbe. Ambiance. Les saint-louisiens n'ont pas fait hier, jeudi 03 février, dans le détail pour accueillir les Présidents Chirac et Wade. De la route de Khor à la mythique Place Faidherbe, en passant par l'avenue De Gaulle, les populations sont sorties pour ovationner les « invités » de marque de Saint-Louis. Des « vive » Chirac, « vive » Wade fusent de partout. Dans leur décapotable, ils font des signes de salutation à ces saint-louisiens et saint-lousiennes qui n'ont de la voix que pour eux. Des drapeaux aux couleurs du Sénégal et de la France sont agités au passage des Présidents, des banderoles rappellent les relations franco-sénégalaises cimentées par des siècles d'histoire. La mobilisation était tellement forte que le cortège présidentiel était contraint de rouler lentement, histoire de permettre à Chirac et Wade de prendre un bain de foule, de « savourer » ce contact humain. Des populations déterminées à laisser exploser leur joie, ont même bloqué le cortège à hauteur de la Permanence du Parti démocratique sénégalais (Pds), sise l'avenue De Gaulle, obligeant ainsi les Présidents à descendre de leur rutilante voiture. Ces derniers improvisent alors une marche, pour le bonheur de ces centaines de milliers de saint-louisiens massés tout le long de l'itinéraire, qui en plus du regard, pouvaient toucher Chirac et Wade. Quel privilège ! Les cent pas de Chirac et de Wade Autre image forte, Chirac et Wade faisant les cent pas sur le pont Faidherbe, accompagnés du maire de Saint-Louis, Ousmane Masseck Ndiaye et de Mme Maïmouna Sourang Ndir. Certainement pour convaincre le Président Français de l'état de dégradation très avancé du Pont Faidherbe qui a fini de croupir sous le poids de l'âge. Cette œuvre humaine n'a pas résisté à l'usure du temps. Quelques séances d'explications du Président Wade à son homologue sur le pont Faidherbe qui ressemble fort bien à une ferraille. Chirac n'est pas resté insensible à l'état de délabrement très avancé de cet ouvrage colonial français. Quelques pas sur le Pont Faidherbe, les deux hôtes de marque de Saint-Louis remontent dans leur décapotable, direction la Place Faidherbe. 11h30mn. Une autre marrée humaine. Noir de monde, le lieu s'est avéré très petit pour accueillir ces centaines de milliers de citoyens. Jeunes, femmes, hommes, personnes du troisième âge, toutes les couches sociales étaient présentes pour, en toute discipline, écrire cette page de l'histoire sur cette place qui elle-même est chargée de symboles. Les deux Présidents ont fait le tour de la Place Faidherbe, donnant des poignées de main, sous les ovations d'une foule hystérique. Dans cette foule immense et compacte par endroits, des citoyens sénégalais appartenant à l'histoire des deux pays, les anciens combattants, se font signaler. C'est avec beaucoup d'égard que le Président Chirac les a salués, leur rendant ainsi un hommage appuyé au nom de tous ses compatriotes. Après avoir fait le tour de la place, les Chefs d'Etat Sénégalais et Français ont pris place dans la tribune officielle. Course contre la montre. Il y a eu un léger retard dans le programme. Résultat des courses, les 15 mn qui devaient être consacrées au « Fanal » en guise d'introduction aux allocutions, ont été purement et simplement supprimées. Le maire de Saint-Louis, Ousmane Masseck Ndiaye ouvre les « hostilités », avant de laisser la place au président du Conseil régional de Saint-Louis, Alioune Badara Niang. Les Présidents Wade et Chirac prennent tour à tour la parole pour s'adresser à ces centaines de milliers de Saint-Louisiens qui ont eu le privilège d'être présents sur la Place Faidherbe. Sous le charme des Signares Une cérémonie riche en couleurs. Les
traditions saint-louisiennes ont été revisitées.
Qui n'est pas tombé sous le charme de ces belles Signares triées
sur le volet, toutes étudiantes en licence à l'Université
Gaston Berger de Saint-Louis. Avec leur robe évasée, leur
foulard en forme d'entonnoir, leur calebasse remplie de fleurs, chacune
tenait soit un parapluie, soit un éventail. Le Président
français a fait la bise à l'une d'entre elles, avant de
monter sur la tribune officielle. Pendant ce temps, Golbert Diagne,
préposé au micro, se laissait aller à tous les
commentaires, parfois jusqu'à attribuer le pronom de Chirac à
Wade. Emotion ? Il s'est permis, excusez du peu, de faire quelques remontrances
aux confrères : « si vous êtes des professionnels,
il faut être disciplinés ». Ça, c'est du Golbert
tout cru. Les allocutions terminées, les deux Présidents se sont rendu au domicile de l'ancien maire de Saint-Louis, André Guillabert, ami de Chirac, avant de visiter la Sonatel, puis le quai où les Chefs d'Etat français et sénégalais, entourés de quelques Signares, ont pris une photo en tournant le dos à la mer. Fin de la visite. 14h30mn. Direction aéroport. |