CRISE UNIVERSITAIRE A DAKAR ET A SAINT-LOUIS
Le Président accuse
l’opposition qui réplique
Nettali.com - 21 février 2006
C’est un Président Wade très amer
qui a débarqué hier, aux environs de 19 heures à
l’aéroport. De retour de Paris, le chef de l’Etat
a en effet accusé l’opposition, de connivence avec une
main étrangère, d’être l’instigatrice
des violentes manifestations qui secouent depuis quelques jours les
universités Cheikh Anta Diop de Dakar et Gaston Berger de Saint-Louis.
L’opposition ne l’entend pa de cette oreille. Et elle réplique...
Le Président Abdoulaye Wade, de retour de voyage de France s’en
est violemment pris à l’oppostion après la grève
des étudiants des universités Cheikh Anta Diop de Dakar
et Gaston berger de Saint-louis. Selon, le chef de l’Etat, l’opposition
serait derrière les grévistes. "C’est une main
étrangère qui, avec l’opposition, sont derrière
la grève. Elle a reçu des financements pour destabiliser
le pays. J’étais dans l’opposition. je connais certains
d’entre-eux, ils n’ont pas le courage de descendre dans
la rue. C’est facile de manipuler des étudiants et d’aller
se mettre dans un lieu où tout le monde te voit et tu dis que
t’as rien fait". Le Président, visiblement en colère
ajoute : "les étudiants doivent refuser de se faire manipuler
ou si les opposants demandent de marcher qu’ils imposent aux opposants
de se mettre au devant". Cette sortie du Président Wade
a sorti l’opposition de ses gonds. Selon Abdoulaye Elimane Kane,
le Président Wade cherche à détourner les sénégalais
de l’essentiel. "Cette forme d’opposition, c’est
lui qui la connaît. Au lieu de régler le problème
qui s’est posé depuis des semaines. On tente d’esquiver
le débat. Le President doit prendre ses responsabilités".
Nicolas Ndiaye chargé des collectivités locales et des
élus abonde dans le même sens. " J’ose espèrer
que cette déclaration, le Président l’a faite sous
coup de l’énervement. C’est trop facile de vouloir
évacuer les problèmes aussi facilement et accuser l’opposition
d’être derrière les étudiants. Le chef de
l’Etat doit assumer ses responsabilités et arrêter
de chercher des boucs émissiaires. Concernant le courage de l’opposition,
le Professeur Abdoulaye Bathily n’a aucune leçon à
recevoir d’Abdoulaye Wade. Ils se connaissent bien, nous étions
ensemble dans l’opposition, nous connaissons les courageux"
Moussa Tine du jëf jel rappelle à Abdoulaye Wade son passé
: "Au plus fort de la crise universitaire de 1988, l’opposant
Wade accusé par les socialistes de manipuler les étudiants
avait rencontré Abdou Diouf et avait qu’il a des solutions
à tout avec un grand T. Mais il sait la réponse qui lui
avait été fournie. Selon Moussa Tine , "il faut qu’il
arrête le dilatoire". Au niveau de l’Alliance des forces
du progrès, on veut bien demander au Président Abdoulaye
Wade de dire les pays étrangers qui sont derrière l’opposition.
Selon Madieyna Diouf, "s’il n’a pas de solution qu’il
le dise". Taquin, il lance : "peut être c’est
l’opposition qui a mis des vers dans les plats des étudiants"
Le Président a par ailleurs rendu visite à l’étudiant
blessé qui doit être évacué en France ce
mardi. Le gouvernement a dégagé 40 millions de Fcfa pour
sa prise en charge médicale.