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Marc Faivre à la Fondation Sonatel :
L'exposition de Marc Faivre est particulière. Non parce qu'il a choisi en tant que Saint-Louisien (il vit à Ndar depuis 1990) de « descendre » à Dakar, mais surtout parce qu'il est l'un des rares plasticiens, en ce moment au Sénégal, à produire exclusivement dans le figuratif, mieux, son trait essaie de se rapprocher au mieux du réalisme. Il ne saurait en être autrement d'ailleurs, puisque cet artiste s'applique, avec quelque bonheur d'ailleurs, à faire des portraits. De son voisinage avec la mer et les pêcheurs, l'artiste a fait une série de portraits de personnages qui sont, sans doute, ceux de l'équipage d'une pirogue. Il y a des hommes et des visages, des expressions et des attitudes, voilà qui permet à Marc Faivre de se laisser aller à sa passion du dessin. Cela lui prend une dizaine de minutes pour réaliser un portrait, mais c'est un moment intense de création qu'il vient présenter à Dakar. Une bribe de poésie dessinée Quelques dessins sont exécutés à l'encre de Chine, ailleurs il utilise avec précaution l'aquarelle comme dans ce « Gaïndé ak Ganar »(le Lion et le Coq), composition aux allures de nature morte, puisque représentant des objets où l'on voit justement les symboles des protagonistes d'un certain match d'ouverture du mondial de football 2002. La musique qu'il affectionne prend une place importante dans ce lot de dessins et de portraits qui nous viennent de Saint Louis. Marc Faivre montre ses talents d'illustrateurs, mais aussi de poète ; il introduit d'ailleurs un genre assez inédit : la poésie dessinée, sous le titre « Pont pendule », raconte le perpétuel recommencement des actes quotidiens sur le célèbre Pont Faidherbe de Saint Louis. Alors que les dessins sont accrochés aux cimaises,
sur des socles au milieu de la salle trônent les poteries et céramiques
d'Alpha Sow, l'artiste invité. Il est passé maître
dans cette technique artistique. Il se retrouve, ce qui est à
déplorer, assez seul à un moment où l'intérêt
est de plus en plus grand pour les oeuvres en céramique. le théâtre, la danse, bref nombre d'expressions artistiques que les Saint-louisiens découvrent, de plus en plus, sans pour autant en tirer tout le profit possible. |