Sénégal-France : ces investisseurs français attirés par Saint-Louis Wal Fadjri (Dakar) 1 Février 2005
Considérée comme "une des villes les plus françaises", Saint-Louis accueille ainsi près d'un millier de français résidents qui évoluent dans plusieurs secteurs d'activité allant de l'hôtellerie à la coopération en passant par la santé et les affaires. En poste depuis près de quatre ans à Saint-Louis où il gère un hôtel qu'il a entièrement rénové, Roger Dupas justifie son choix porté sur l'ancienne capitale par les nombreuses similitudes entre ses villes d'origine et d'accueil. "On se sent ici un peu comme en France surtout sur l'île qui me rappelle à bien des égards beaucoup de bourgades françaises comme ma ville natale Arcachon, située dans la région bordelaise", avance M. Dupas qui avoue avoir déjà investi plus de 150 millions de francs Cfa au regard des opportunités touristiques qu'offre Saint-Louis. En effet, la ville qui compte près d'une vingtaine d'hôtels et de sites d'accueil, reste une des principales destinations touristiques du pays avec la petite Côte et la région Sud. "C'est une ville où il y a pas mal de manifestations culturelles qui attirent", reconnaît le responsable hôtelier, avouant que "j'ai pas hésité à acheter l'hôtel qui se trouve dans un milieu attrayant avec beaucoup d'avantages pour les ressortissants français". En effet, en dehors des dénominations des nombreuses rues, avenues et sites historiques qui rappellent à bien des égards des personnalités françaises ayant rythmé son histoire, la ville de Saint-Louis dispose également d'un consulat français, d'une école française et d'un aéroport international. La ville de Saint-Louis qui absorbe 6 % de la capacité
d'hébergement du pays loin derrière Dakar, la Petite Côte
et la Basse Casamance qui concentrent respectivement 55 %, 26 % et 22
% de la capacité d'accueil du pays estimée à 19
208 lits pour 289 établissements touristiques. Présent
à Saint-Louis depuis près d'une vingtaine d'années,
ce gérant qui a requis l'anonymat relève cependant que
la ville n'exploite pas tous ses atouts et potentiels qui sont énormes.
"Il faudrait davantage d'actions pour sortir la ville de la pauvreté
et lui donner l'image d'une cité dynamique, car les choses évoluent
et bougent", selon ce gérant qui cache mal son dépit
de ne pas voir les populations exploiter les énormes potentialités
qu'offre leur cité. La ville qui a depuis quelques jours entamé
une véritable mue avec la rénovation de plusieurs ouvrages
comme le pont Faidherbe et l'embellissement de tous les sites situés
sur la trajectoire qu'emprunteront les deux chefs d'Etat jeudi prochain,
prépare ainsi fiévreusement la venue de Chirac, deuxième
président français en exercice à avoir visité
l'ancienne capitale de l'Afrique occidentale française (Aof). |