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21 Janvier 2006 - Babacar Maurice
Ndiaye - Le Soleil Pour l’organisation de la 14é édition du festival international de jazz de Saint-Louis, prévue du 1er au 6 mai 2006, un comité que dirige Alioune Badara Sarr dit Badou, 1er vice-président de l’association Saint-Louis Jazz, a été mis sur pied. En attendant de tenir une assemblée générale pour désigner un nouveau président. Il ne reste aux organisateurs qu’un délai de quatre mois pour préparer la 14é édition du festival de Jazz de Saint-Louis. Un évènement culturel majeur dans l’agenda des manifestations culturelles au Sénégal et qui, malheureusement, est à bout de souffle ces dernières années. La réunion, tenue au siège de l’association Saint-Louis Jazz, a permis de mesurer tous les problèmes majeurs que rencontre l’organisation du festival, afin de prendre en main les préparatifs de la 14e édition. Le bilan de la 13é édition du festival, tenue du 4 au 7 mai 2005, est marqué par une notable impasse financière de 29.663.807 francs CFA. Selon le trésorier général, Abdoul Razack, dés le mois de janvier 2005, l’espoir était permis de boucler le budget surtout avec le retour de l’union européenne qui était annoncé. Au finish, il y a eu faux-bond et il fallait faire face aux engagements déjà signés avec les artistes notamment. Et puis sans direction : avec la nomination du président de l’association Saint-Louis jazz comme ambassadeur, ce fut des improvisations pour sauver l’organisation de la 13é édition. Le budget de l’opération était de 75 millions de francs CFA. Mais il ne fut pas bouclé, malgré le soutien des partenaires. Les aides financières reçues sous la forme d’engagements irrévocables des pouvoirs publics s’élèvent quant à eux à 20 millions, pour le ministère du Tourisme et celui de la Culture. Quant à la mairie de Saint-Louis, qui devrait pratiquement en faire son affaire, elle reste, selon les organisateurs, devoir 2 millions de francs CFA. La tenue de manifestation d’une telle envergure, cela nécessite des préfinancements de dépenses, comme l’assurait, chaque année, avant de se retirer, la Coopération française qui versait la somme de 20 millions avant le début du festival. Ce qui permettait de payer les dépenses urgentes, la location du Quai des Arts et autres. Au bout du compte, pour l’édition de cette année, le directeur artistique sous contrat, Pierre Marc Ciceri, a continué de payer des factures de plus en plus importantes jusqu’à hauteur de 29 millions 226 439 francs CFA. Il s’agit des cachets des musiciens, de la technique, une rubrique importante, regroupant la location du Quai des Arts, des techniciens du piano, des ingénieurs de sons venus de la France et des troupes folkloriques pour animer la ville de Saint-Louis. Pour l’hébergement, les hôtels ne font plus confiance à l’association qui n’honore pas ses engagements avec une dette de 534 millions 200 milles francs CFA. En somme, c’est un chapelet de conditions très difficiles que ce comité va affronter pour organiser la 14e édition de 2006. Selon son président, Alioune Badara Sarr, « il faut tout faire pour sauver l’événement ». Étant donné que la commune de Saint-Louis s’est engagée en la personne du premier adjoint au maire, Amadou Touré, en relation avec le directeur artistique du festival, en trouvant un partenaire qu’est l’association Synergie de Montauban en France. Une association qui capitalise quinze ans d’expérience d’organisation de festival de jazz, pour promouvoir médiatiquement celui de Saint-Louis du Sénégal. La nouvelle équipe compte relever le défi de l’organisation, en misant sur des personnes ressources et de grands férus du jazz , afin que ce rendez-vous international ne disparaisse pas de l’agenda culturel du Sénégal. |