| Livre : Les lumiéres d'une cité NDAR : Cette ville mythique, carrefour des chefs religieux Walfadjri - Fatou K. SENE
Passionné d'archives et de littérature
ancienne, l'auteur de l'ouvrage Les lumières d'une cité
Ndar Moussa Diop se consacre depuis quelques années à
revisiter l'histoire religieuse et socioculturelle de la ville de Saint-Louis.
Les raisons qui l'ont guidé à écrire sur la première
capitale sénégalaise, sont entre autres cette convergence
religieuse que constituait Ndar. Pour son premier livre qu'il vient
de sortir, il s'est intéressé à cette cité
qui a accueilli tous les chefs religieux. Ville pieuse, ville savante,
cité bénie, Saint-Louis peut se glorifier d'avoir été
un haut lieu de la culture islamique. Et surtout d'avoir offert à
de célèbres érudits de l'Islam comme El Hadji Malick
Sy Mawdo, Serigne Mouhamadou Bamba Mbacké, Cheikh Saadhou Chérif
etc., un cadre de vie particulièrement propice à la méditation
religieuse et à la dévotion. Cette œuvre à
la fois scientifique, historique et sociologique de 269 pages, revient
sur ce carrefour religieux qu'était Saint-Louis. Temple du savoir,
elle a éclairé les gens et particulièrement les
marabouts sur beaucoup de domaines. De nombreux musulmans provenant
de tous les coins du Sénégal et d'ailleurs s'y sont rendus.
Soit pour s'abreuver des connaissances du Coran soit simplement pour
demander l'hospitalité. Car Ndar, souligne l'auteur, regorgeait
d'écoles coraniques (cinq au total) où les conditions
pour recevoir une bonne éducation religieuse étaient réunies.
D'éminents maîtres coraniques, une ville où l'hospitalité
et la générosité étaient de mise. Et surtout
point de passage pour ceux qui profitaient de l'opportunité pour
se rendre en Mauritanie afin de se ressourcer auprès d'éminents
théologiens comme Cheikh Sidia ou Aboubacar Daïman de Boutilimit.
Il fallait donc passer par cette ville-phare pour acquérir le
savoir, la civilisation arabo-islamique. Pour El Hadji Moussa Diop, «on ne peut pas écrire sur Saint-Louis sans parler de ces grandes figures politiques». Justin Devès, ancien maire de Saint-Louis, François Carpot, ancien député du Sénégal, Amadou Duguay Clédor, Blaise Diagne, Babacar Sèye etc. Cette œuvre, selon El Hadji Moussa Diop, est un outil de référence pour les générations actuelles et futures en quête de repères. Car le poumon économique que constituait cette cité n'a pas été laissé en rade dans cette œuvre. En plus, ajoute l'auteur, «sa richesse scientifique représente pour les chercheurs une source d'éléments indispensables à leurs travaux». Retraité, Moussa Diop compte ainsi participer au développement de son pays en faisant jouer son expérience. L'objectif de ce livre est aussi de permettre, à travers sa vente, de restituer la mosquée Minbar.
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