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Ousmane Maseck Ndiaye, maire de Saint-Louis : «Pour
une implication de la France dans le processus de décentralisation» 4 Février 2005
Le premier magistrat de la ville, à qui il revenait de souhaiter la bienvenue aux présidents Wade et Chirac, s'est réjoui de l'accueil que les Saint-Louis ont réservé aux illustres hôtes tout au long du trajet de l'aéroport de Bango à la mythique place Faidherbe. « C'est toute la ville qui s'est mobilisée pour accueillir un ami du Sénégal, Jacques Chirac, mais aussi son hôte, le président Abdoulaye Wade, un homme d'une grande générosité, un chef d'Etat épris de paix, un panafricaniste qui est en parfaite osmose avec son peuple », a déclaré le maire Ousmane Masseck Ndiaye. « Cette ville française, centre du bon goût sénégalais, a très tôt compris le rôle que doit jouer le citoyen dans la vie de la nation grâce à l'héritage qui a été reçu de la France ». Une présence française, selon le maire, qui ne peut être effacée en un jour, même par un coup de tampon magique. Pour le maire de Saint-louis, « la démocratie telle que nous la vivons, depuis 2000, est un exemple de la maturité du peuple que conduit son président éclairé ». Ce dernier, a-t-il ajouté, a de grandes ambitions pour son peuple. Cependant, selon M. Ndiaye, le développement nécessite beaucoup de moyens humains, mais aussi financiers. Aussi, a-t-il appelé la France à un rôle important dans le processus de décentralisation par le biais de la coopération bilatérale et surtout par celui de la coopération décentralisée. Cette coopération est déjà très active et se manifeste sous différents aspects comme la mise en place de la maison du patrimoine, la voirie, l'agenda 21 et l'élaboration d'une carte numérique, la première en Afrique de l'Ouest. Tant de réalisation, selon le maire, qui fait que la ville de Saint-Louis est reconnaissante et fière de recevoir ces deux présidents pour se rappeler aux bons souvenirs du Général de Gaule. Il n'y a pas de présent sans passé et, dans la marche, il est toujours souhaitable de faire appel à l'histoire, au passé. Cette phrase a servi de transition au maire qui a posé le problème du pont Faidherbe, mémoire du compagnonnage entre la France et le Sénégal pendant plus de 3 siècles. « Un pont qui doit être réhabilité pour assurer sa pérennité. Sinon, il faut construire un deuxième pont. Le maire n'a pas aussi manqué de saluer l'action de ses prédécesseurs, André Guillabert et Abdoulaye Chimère Diaw qui ont jeté les bases de cette relation multidimensionnelle. Il a enfin souhaité au président Wade de rempiler en 2007 comme le fit le président Chirac lors des dernières élections françaises |