Commune de Ndioum :
La nouvelle gare routière fonctionnelle

Amadou Diagne Niang - Le Soleil - 16 janvier 2006

La nouvelle gare routière de Ndioum est enfin fonctionnelle. Inaugurée le 1er janvier 2006, par l’édile de la ville Habibou Datt et ses proches collaborateurs, la gare, située à l’entrée Ouest de la ville, va constituer une exceptionnelle ère pour le transport routier de cette localité, à cheval sur la nationale II. Un des programmes provisoires de la nouvelle gare sera la rentabilité des stands construits à cet effet. Dans l’enceinte de l’hôtel de ville, on se bouscule pour déposer sa demande d’occupation d’un espace du nouveau lieu, où déjà les véhicules ont commencé leur trafic.

C’est un espace où se côtoient et échangent, clients et vendeurs.

Le département compte quatre communes, Podor, Ndioum, Gollèré et Niandane. Rendre plus attractives les communes semble être le mot que se sont donnés les maires de ces villes. Toute oeuvre réussie, plonge le citoyen dans l’action, ce bon réflexe qui permet aux quatre maires libéraux de s’identifier à leurs mandats n’est pas de la poudre aux yeux. Les faits sont là, visibles. Comme le reste du pays, le Fouta est en chantier, Podor-Commune dispose, depuis fin 2005, d’un marché hebdomadaire, à la grande satisfaction de tous. A Golléré comme à Niadane, l’architecture des deux hôtels de ville et la tenue régulière des conseils municipaux, sur les grandes questions de développement, augurent de meilleurs lendemains. Les collectivités locales, dans leur ensemble, veulent rectifier le tir et s’attellent à un retour à l’équilibre. Il a été constaté, en effet, que la récession qui a longtemps traversé le trafic routier, dans les communes de Podor et de Ndioum, était tributaire d’un environnement économique morose, marqué par un ralentissement, voire une absence nette de croissance de celui-ci. Aujourd’hui, on vise à mieux desservir l’espace routier et répondre ainsi aux exigences de la clientèle. Du côte fluvial, le tourisme est au beau fixe, avec le yacht Bou El Mogdad qui multiplie les croisières entre Saint-Louis et Podor. Dans la vallée du fleuve, un frémissement soutenu est en train de s’opérer, surtout avec l’annonce du chef de l’État, dans son discours à la nation à la veille du nouvel an, quant à l’inauguration prochaine du pont de la ville sainte de Médina-Ndiathabé. La volonté politique et les multiples réalisations y sont pour beaucoup. Il y a maintenant à former les élus, grâce à l’Agence de développement municipal, ce qui permet d’avoir des citoyens capables d’innover et de tirer profit, de façon consciente, de la fonction de maître.

La vallée du fleuve, grenier du Sénégal, fait face à de bonnes perspectives avec des enjeux de taille.