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Podor - Education : Le Soleil - Mardi 03 Janvier 2006 - Amadou D. NIANG Podor a abrité du 27 au 29 décembre 2005, une importante rencontre du monde éducatif. Les inspecteurs de l’enseignement des régions de Matam et de Saint-Louis, et les directeurs des différents établissements scolaires des départements de Matam, Ranérou, Kanel, Podor, Dagana et Saint-Louis, de concert avec la Cellule d’appui aux relations inter -culturelles du Sénégal (Cauris), ont réfléchi sur :« 1’appui au système éducatif national du Programme Décennal de l’Éducation et de la Formation ». Cette rencontre, qui se veut une harmonisation des approches, s’inscrit en droite ligne d’une synergie des compétences devant aboutir à une convention programme. La démarche intéresse cinq pays : Bénin, Burkina-Faso, Mali, Niger et Sénégal. Abdoul Mbaye, le président de Cauris, souligne qu’il y a quatre objectifs pour sa cellule : « la prise en charge de la petite enfance, l’éducation à la base, la formation alternative et le développement local ». La rencontre de Podor s’est voulue plus pragmatique car, on veut sortir de la rencontre avec un programme fiable à présenter aux bailleurs de fonds. Un plan de formation des enseignants qui aboutirait à la voie royale dans l’apprentissage des élèves, la deuxième phase du Pdef qui prend en compte « le temps d’apprentissage ». Pour l’Iden de Podor, Modou Fall, « il y a déjà un système stabilisé ». La cible serait pour une cinquantaine d’enseignants, le département de Podor en compterait 1300 répartis dans 240 établissements. Comment les intégrer à la démarche souhaitée ? « C’est arriver à tout mettre en synergie pour donner du sens pour des compétences en expression orale ou écrite », note Modou Fall. La Cellule d’appui aux relations inter-Culturelles du Sénégal bénéficie de la confiance des bailleurs de fonds : le programme vient, en effet, de bénéficier d’une rallonge de deux ans et compte relever le défi. « Nous devons tendre vers une nouvelle race d’enseignants, pour relever le niveau de notre système éducatif dans le Pdef ». Le président de Cauris-Éducation, Abdoul MBaye, abonde dans le même sens. A l’endroit des séminaristes des deux régions de la vallée du fleuve, il dit : « il faudrait que les enseignants que vous êtes soient les porte étendards de l’éducation à tout point de vue, avec le renforcement des capacités. Vous devez être le type d’enseignant de type nouveau que l’on cherche » - Il a aussi insisté sur le respect de la charte de la convention des programmes. |