Réfection du pont Faidherbe de Saint-louis :

Le démarrage des travaux est prévu en 2006


Walfadjri - Ndakhté M. GAYE

Les travaux de réhabilitation du pont Faidherbe de Saint-Louis vont démarrer entre fin 2005-début 2006. En attendant la fin des études, l'heure est aux préparatifs des dossiers d'appel d'offres et de financement.

L'engagement de réhabiliter le pont Faidherbe de Saint-Louis du Sénégal pris par le président de la République française, Jacques Chirac lors de sa visite, en février 2005, dans l'ancienne capitale de l'Afrique occidentale française (Aof) est en voie de d'être tenu. Les études techniques et financières devant permettre le démarrage des travaux de réfection sont en voie d'achèvement. L'information émane de l'ambassadeur de France à Dakar qui renseigne aussi que le dossier de financement sera bouclé en automne et qu'on travaille sur le dossier d'appel d'offres. André Parant apportait hier au cours d’une conférence de presse à Dakar, un complément d'information à une question relative à ce projet posée lors d'une rencontre avec la presse par un journaliste au directeur général de la Coopération internationale et du développement du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Etienne.
L’ambassadeur s'est réservé de préciser le montant des travaux de réfection, mais il l'estime toutefois à une dizaine de milliards de francs Cfa dont la majorité du financement sera prise en charge par l'Agence française de développement (Afd). Les travaux devraient en principe démarrer au plus tard en début de l'année 2006 et ils vont prendre du temps, selon le diplomate français. "Les travaux vont durer parce que c'est un modèle de pont qui n'existe plus. Il faut le reprendre pièce par pièce. C'est un travail d'artiste pour ouvrage d'art", a-t-il indiqué.

Philippe Etienne a, pour sa part, fait le point de la coopération bilatérale entre le Sénégal et la France. Pour se vanter d'abord du fait que son pays reste le premier partenaire du Sénégal. Comme exemple de partenariat entre ces deux pays, le directeur général de la coopération internationale et du développement cite l'hôpital principal de Dakar, l'éducation, les conventions de financement, etc.

Se prononçant sur l'aide publique au développement (Apd), Philippe Etienne se réjouit de voir son pays occuper le rang de premier donateur bilatéral, loin devant le Japon, le Koweït, l'Arabie saoudite, Taiwan et les Etats-Unis. En 2003, Dakar a reçu 106 millions d'euros de l'Apd française contre 111 millions en 2002, 114 millions en 2001 et 160 millions en 2000, selon un document présenté par l'ambassade de France à Dakar. Selon la même source, le Sénégal est le troisième bénéficiaire de l'Apd française (après le Maroc et Algérie) et le premier en Afrique subsaharienne. Sur les raisons de cette fluctuation, Philippe Étienne s'explique. "La fluctuation de l'aide publique bilatérale s'explique par le rythme de ses différentes composantes telles que les annulations de dette. Nous restons à des niveaux d'engagements financiers très importants", a-t-il avancé.

Débutée le 13 juin, la visite du directeur général de la Coopération internationale et du développement prend fin aujourd'hui à Saint-Louis, où il assistera en particulier à la cérémonie d'inauguration du service des urgences de l'hôpital régional, financé par la Coopération française.