|
Après quinze édtions :
Walfadjri Audrey CHAUDIERE Le festival de jazz de Saint-Louis accueille chaque année des mélomanes qui partagent une passion commune, celle du jazz. A entendre les réactions de certains festivaliers, on se demande si l'édition 2005 a répondu aux attentes du public. Et même si la plupart des amateurs de jazz présents s'accordent sur le talent des artistes invités, des «problèmes d'ordre logistique et organisationnel» ont quelque peu terni le bilan de cette 15e édition du festival. Richard Bona en tête d'affiche, une prestation
époustouflante de l'Américaine Mandy Gaines au charisme
et à la voix irrésistibles, représentations originales
de musiciens virtuoses et imaginatifs... Le programme de 2005, qui a
été proposé aux festivaliers, n'a rien à
envier aux éditions précédentes. Mandy Gaines est apparue comme l'une des artistes phares et fédératrices de ce festival 2005. Que ce soit lors de sa prestation, pour la soirée de clôture ou pendant la nuit. L'engouement autour du festival se retrouvait dans l'ambiance des bars de Saint Louis qui accueillaient pour l'occasion artistes et amateurs de jazz voulant prolonger la soirée jusqu'au petit matin. Mais, en marge du festival, quelques voix ont grondé. Dans les coulisses, des artistes ont eu à déplorer le manque de considération dont ils ont pu faire l'objet de la part de certains hauts responsables du festival 2005. Le directeur artistique du festival, Pierre Marc Cicéri, s'est permis de déplacer le concert du très attendu Richard Bona et de lui proposer des conditions de travail (sonorisation) et une prise en charge (hébergement et cachet) jugés inacceptables. En adoptant vis-à-vis de ce grand artiste une attitude des plus désinvoltes, Pierre Marc Cicéri n'a même pas gratifié Richard Bona du moindre respect. Un respect minimal exigé, eu égard au génie artistique de ce dernier qui a accepté de se déplacer pour le festival de St-louis. D'autre part, il semble que Richard Bona n'ait pas été la seule victime de ces manquements, en terme d'organisation. Pire, le directeur artistique n'aurait pas jugé nécessaire de respecter certains de ses obligations et engagements vis-à-vis de ses partenaires. Notamment à propos des manifestations et concerts se déroulant en dehors des programmes In et Off. A l'issue de ce festival, ce sont des mots amers tels que «dédommagement» qui ont fusé. Côté public, les amateurs de jazz présents, les habitués tout autant que les nouveaux venus, se sont montrés plutôt satisfaits de cette quinzième édition. Même si nombre d'entre eux considèrent que la scène du Quai des Arts est peu appropriée à des concerts de jazz, contrairement à la place Faidherbe. Et que le talent des artistes ne suffit pas toujours à créer cette ambiance intime et envoûtante de bars enfumés, aux murs étriqués dans lesquels les artistes viennent faire un bœuf après le festival In. Au-delà de la virtuosité des artistes présents sur la scène du Quai des Arts, le public aurait peut-être apprécié de savourer davantage de standards classiques du jazz et de découvrir quelques groupes locaux. |