| Face à
une crise financière aigue :
«Nous traversons une situation assez difficile à Saint-Louis Jazz, c'est pourquoi nous tendons la main au Fespop pour qu'ensemble nous réussissions le défi de l'organisation» du prochain festival de jazz de Saint-Louis. C'est en ces termes que le nouveau président de l'Association Saint-Louis Jazz s'est adressé aux membres du Festival international de folklore et de percussion (Fespop) de Louga à la tête duquel se trouve Babacar Sarr. Cette rencontre qui s'est tenue à Louga à l'initiative de la partie saint-louisienne et qui entre dans le cadre des préparatifs de l'édition 2006 de Saint-Louis Jazz, a été pour les participants, un moment pour scellerunpartenariat entre les deux entités et dont la pérennisation dépendra de la volonté de chacun des acteurs. «C'est une rencontre entre acteurs culturels du nord et c'est heureux que vous preniez l'initiative, car c'est seulement de cette manière que nous pourrons enclencher le processus de l'interdépendance entre nos structures res pectives. De cette rencontre, naîtra certainement un partenariat qu'il nous faut acter dans les plus brefs délais au profit de nos deux villes», dira le président du Fespop à la délégation de Saint-Louis qui était composée d'Ousmane Sarr, d'Assane Fall et d'Amadou Sy Diongue. Ce déplacement de ces derniers à Louga était, en fait, pour solliciter le soutien duFespop par l'acquisition de matériel de base comme la sonorisation, le podium et les autres accessoires nécessaires pour une bonne organisation des festivités. En fait, les Lougatois ont aujourd'hui dépassé le stade de la recherche permanente de matériel de base, car leurs partenaires belges avec qui ils entretiennent de solides relations leur ont remis une logistique adaptée à ce genre d'organisation. Ainsi, le Fespop dispose d'une sonorisation de forte puissance, de tentes adéquates pour l'organisation de foire, de chaises en parfait état et d'un podium multi-fonctionnel. Ce dont ne dispose pas Saint-Louis Jazz. Et c'est fort de cela que les Saint-Louisiens ont fait le déplacement pour «voir dans quel cadre, il serait possible que le Fespop (les) assiste dans l'organisation prochaine du Festival», renseigne M. Sarr. Trois question à... Ousmane SARR (Président de l'Association Saint-Louis Jazz) 'Nous espérons nous en sortir, grâce à l'aide de tous Comment comptez-vous vous sortir de vos difficultés financières ? A ce jour, Saint-Louis Jazz traîne une ardoise de plus de 40 millions de francs. C'est le lourd héritage que nous ont laissé nos prédécesseurs. Et aucune solution n'est à ce jour trouvée pour éponger ces dettes. Dans ces conditions, comment réussir l'édition de cette
année? Quelle est la particularité du Festival de cette année? La grande innovation de cette année, c'est que nous avons choisi
de retourner à la place Faidherbe, pour mieux approcher les Saint-Louisiens.
Le Quai des arts n'estpas, à notre avis, le lieu idéal
pour organiser un événement comme Saint-Jazz qui estpopulaire
de surcroît. Ensuite les tarifs ne sont pas à la portée
de tous. Finalement, on avait l'impression que Saint-Louis Jazz était
une affaire de toubab. C'est pourquoi, il nous a semblé important
de retourner à la place Faidherbe. Nous attendons pour cette
édition le grand jazzman américain Pharoa Sanders qui
a longtemps joué avec Miles Davis. Il sera sans doute la grande
attraction. Il y a aussi le groupe cap-verdien Oriazul, sans oublier
Chantal, Saint-Louis Jazz Quartet, etc. |