Saint-Louis jazz :
le maire envisage une prise en main du festival


Le Soleil (Dakar) 9 Mai 2005 Mamadou AÏcha Ndiaye


« L'image de Saint-Louis ne doit pas être ternie par le festival ». Cette déclaration du maire de Saint-Louis, Ousmane Masseck Ndiaye, témoigne de son souhait d'assister d'amont en aval la tenue de cet événement annuel.

Absent à la cérémonie d'ouverture du festival, le maire de Saint-Louis, Ousmane Masseck Ndiaye, a assisté à la clôture du 13e festival de jazz. Accueilli par Amadou Sy Diongue, un responsable de l'organisation, l'édile de la ville a profité d'une rencontre avec la presse pour critiquer la gestion de cette manifestation culturelle.


« Il n'est pas normal que la place Faidherbe soit occupée sans une autorisation préalable, l'éclairage public du site utilisé, la structure qui s'enrichit au détriment de la municipalité, ce qui n'est pas normal ». Dans le même ordre d'idées, Ousmane M. Ndiaye déclare ne pas vouloir récupérer le festival de jazz, mais plutôt l'accompagner et avoir un regard sur ce qui polarise des synergies et l'argent du contribuable sénégalais, un travail qu'il compte mener après l'évaluation de cette édition qui s'est terminée dans des conditions controversées ».

Le maire, entouré de ses collaborateurs, a dit qu'il ne va pas supprimer les taxes municipales que génère le plus grand festival de jazz d'Afrique, mais une prise en main car, dit-il, « un contrôle sur tout ce qui s'organise dans le périmètre doit être une affaire du conseil municipal ». Ousmane Masseck Ndiaye compte sur la coopération décentralisée avec des villes jumelles comme Lille, Liège, Montserato (Italie),Toulouse, Lyon pour faire venir de grands groupes de jazz et finir avec une gestion décriée. Des engagements fermes permettront à la ville de ne pas perdre une fête qui profite aux mélomanes, mais aussi au tourisme, aux hôteliers et aux commerçants.