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Tomate industrielle
: Le quotidien - Mbaye Sarr Diakhate - Mercredi 30 novembre 2005 Les producteurs de tomate industrielle de la Vallée du Fleuve Sénégal se sont retrouvés, jeudi dernier, pour faire le bilan financier des cinq dernières années de leur filière. Cette assemblée générale a été aussi l’occasion pour le Comité national de concertation sur la filière-tomate industrielle d’ouvrir un large débat sur les enjeux et perspectives de leur secteur dans le contexte d’ouverture tous azimuts du marché de la tomate. La filière, tomate est encore compétitive, mais fait face à une concurrence déloyale de la chine et de l’Union européenne. Les professionnels ont réitéré leur demande de protection à l’État qui peut aller, selon eux, au-delà des 33 % de taxe sur la tomate industrielle importée. Les producteurs de tomate ont attiré l’attention des autorités sur les menaces qui pèsent sur la filière ainsi que les conséquences sur les autres filières comme le riz. Les producteurs de la Vallée voient d’un mauvais œil l’établissement d’une usine de tomate à Dakar loin des sites de production de la matière première. En réponse à l’implantation d’une unité de transformation de tomate à Dakar, le président du comité national de concertation sur la tomate industrielle, Ibrahima Fédior a soutenu que tout industriel qui veut soutenir le secteur doit venir s’installer sur les sites de production dans la vallée. Il a défendu que la production nationale de tomate peut, entièrement, couvrir les besoins des industries. Ce qui l’a poussé à dire qu’il n’est plus nécessaire d’importer de la tomate concentrée. Les producteurs ont élaboré une stratégie de développement de leur filière où l’État est fortement attendu dans la définition claire de la politique agricole qui met l’accent sur la protection et le soutien des nationaux. En ce qui le concerne, le comité national de concertation a réaffirmé son sa disponibilité à travailler avec tous les opérateurs industriels dans le respect des intérêts de producteurs. |