Hausse du niveau de la mer : combien de temps reste-t-il à Saint-Louis du Sénégal ?
9/02/10 : L'océan est véritablement aux portes des habitations de la Langue de Barbarie et donc aux portes de Saint-Louis. Ce mardi 9 février, dès les premières heures de la nuit, l'eau a pénétré jusque dans les maisons de Ndar Toute et de Goxumbacc, deux quartiers de pêcheurs de la Langue de Barbarie.
L'évolution de la situation et les prévisions sont telles que les prochaines années s'annoncent inquiétantes pour la capitale du Nord qui risque d'être, en effet, une emblématique victime collatérale du fameux réchauffement climatique mondial.
La question se pose t'elle encore de savoir si ce phénomène est exceptionnel ? D'après les Anciens, en tout cas, la menace est d'année en année plus précise. Il serait sans doute temps de débuter une réflexion approfondie et réaliste afin de trouver des solutions pour un repli à l'intérieur de la région.
A l'image de ce jeune garçon emporté quelques secondes auparavant par une puissante déferlante devant sa maison, les populations saint-louisiennes de la Langue de Barbarie sont pour le moment désemparées devant le déchaînement de l'océan et vivent des heures d'angoisse.
Il est certain que ce ne sont pas quelques sacs de sable ou de gravats ni même les amas de détritus déversés chaque jour sur la plage qui barreront la route à ce phénomène 'naturel'.
Tard dans la soirée le vacarme de la mer était encore bien audible à Bango, à une dizaine de kilomètres de la côte. D'ailleurs, le niveau du marigot de Lampsar ne baisse plus depuis le 6 février ! Preuve que le fleuve n'a plus la possibilité de se déverser normalement par 'la nouvelle embouchure', cette brèche ouverte à la va-vite en 2003 par les apprentis sorciers que l'on sait, dans le cordon de la Langue de Barbarie.
L'Etat promettra-t-il, comme le mois passé, la stabilisation du phénomène sous les 15 jours ?!