Guet-Ndar : l'océan Atlantique continue son travail de destruction

30/03/2010. Nous en parlions il y a un mois, après Goxu Mbacc et Santhiaba, c’est maintenant au tour de Guet-Ndar d'être rattrappé par la montée de l'océan.
Il y a quelques jours, le mur qui protégeait depuis 1921 les habitations a cédé sous le déchainement des vagues entrainant avec lui de nombreuses maisons.
Un bien triste spectacle : maisons détruites, puits (cf photo à gauche) et canaris brisés, ustensiles éparpillés, bétails effrayés, populations en état de choc.
En quelques heures, des dizaines de personnes ont vu leurs conditions de vie se dégrader.
« Nous sommes très fatigués. Nous n’avons nulle part où aller et nous sollicitons une aide », déclare une victime.
« La mer, dans sa furie, n’a pas épargné nos maisons. Le mur de protection a cédé depuis longtemps et l’eau a creusé nos maisons qui n’ont pas tenu très longtemps.
Aujourd’hui, une dizaine de maisons sont affaissées, faisant des centaines de victimes, qui n’ont nulle par où aller ».
Pourquoi ces gens s’entêtent-ils à rester dans cette localité menacée par l’avancée de la mer ? La raison est simple : ils n’ont nulle part où aller, ont avancé les populations qui comptent sur le soutien gouvernement.
« On ne peut plus continuer à vivre dans ces conditions. Chaque année, on vit dans la psychose de l’avancée de la mer. Rester ici est devenu un danger permanent,
car la mer peut sortir de son lit à tout moment. La seule alternative, c’est de partir et nous sommes prêts à le faire s’il y a un lieu de recasement.
Nous avons une foi inébranlable en la volonté divine mais cela ne suffit pas. Chaque nuit, nous dormons avec l’angoisse d’être surpris dans notre sommeil par les eaux.
Nous attendons que l’Etat nous vienne en aide ».

Les populations de rappeler que lors d’une visite dans la Langue de Barbarie (il y a un mois ndlr) après les dégâts occasionnés par la furie des vagues à Santhiaba et Goxou Mbacc,
le ministre de l’Environnement, Djibo Leyti Kâ, avait promis une prompte réaction. Les populations espèrent chaque jour une réaction de l’Etat mais jusqu'ici rien n'est fait.
En attendant que les responsables du pays s'occupent de leurs compatriotes, ces derniers tentent avec les moyens du bord de faire face au déchainement de la nature...

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