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La
localité a connu un développement spatial
rapide et anarchique. Avant la présence coloniale,
il n’existait que les villages de Ndiangué et
Khouma. Ces deux villages, le deuxième surtout,
sont occupés par la chefferie traditionnelle
des Mbodj, descendants des « Brack1 »,
souverains du royaume traditionnel du Walo.
En 1817, la création d’un jardin d’essai
au confluent du fleuve Sénégal et de la
Taouey près du hameau de Ndioukouk par le gouverneur
SCHMALTZ a donné naissance au premier noyau de
la commune : « l’Escale ». Ce quartier
ainsi créé est situé entre le fleuve
Sénégal et la route nationale n°2.
En 1822, le Baron Roger, nouveau gouverneur du Sénégal
y envoya son jardinier Pépiniériste du
nom de Richard qui, malgré son opiniâtreté n’aboutit
pas à des résultats probants. Avec l’accord
du gouverneur, le village devint Richard Toll, qui signifie
: le champ de Richard en langue locale. Un recensement
effectué en 1823 évoquait une population
de 28 résidents et 1148 nomades. Les wolofs vivaient
du travail de la terre (culture pluviale et culture de
décrue), les peuls s’adonnaient à l’élevage.
Le
quartier Richard Toll Escale n’a été véritablement
occupé qu’à partir de la création
de la Mission Agricole du Sénégal (MAS)
en 1945. L’existence de casier rizicole et le
besoin de main d’œuvre ont attiré de
nouveaux occupants. Des logements pour les fonctionnaires
de la MAS, une école, une chapelle et un centre
hospitalier ont été construits. Les occupations
anarchiques ont amené les autorités coloniales à lotir
le quartier en 1956.
A côté des anciens villages se créent
aussi des campements Peul et de pêcheurs. Ainsi,
le phénomène de migration a accru la population
des localités de la zone. Au lendemain de l’indépendance
du Sénégal, on note en effet une augmentation
sensible de la taille des villages environnants.
Avec l’implantation de la CSS en 1970, la localité va
connaître une croissance démographique rapide.
De 4.400 habitants elle passe à environ 14.900
habitants au début des années 1980. Cette
accélération démographique a eu
des effets d’entraînement sur l’espace.
Deux phénomènes vont être remarqués
dans cette zone : la jonction entre les villages et la
création de nouveaux quartiers.
Les villages de Ndiangué et Ndiaw se groupent,
de même que Khouma et les campements. On assiste
aussi à la création du quartier de Ndombo
Alarba.
Ce développement démographie et spatial
rapide a amené les autorités sénégalaises à ériger,
par le décret n°80-586 du 24 juin 1980, Richard
Toll en commune. A cette date, la localité comptait
six quartiers (Escale, Ndaingué, Ndiaw, Khouma
Wolof, Khouma Peul, Ndombo Alarba). Elle avait une superficie
d’environ 1897 ha dont les 254 ha sont occupés
par l’habitat. Le reste est occupé par les
plans d’eau, la voirie, les forêts classées
et les canaux d’irrigation.
De 1980 jusqu’à nos jours, l’espace
de la ville, en même temps que la population n’a
cessé d’évoluer. En effet, en plus
des quartiers cités plus haut, de nouveaux ont
vu le jour. Il s’agit des quartiers spontanés
de Campement, Thiaback, Gaé 2, Taouey. A ces quartiers
s’ajoute la cité des cadres de la CSS.
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