La CSS est une actrice de premier plan de la commune. Son implantation dans le périmètre communal a induit des effets tant positifs que négatifs.
La CSS verse des taxes et impôts à la commune de Richard Toll. Les taxes et impôts sont de trois ordres :
• la taxe sur le bâti ou contribution foncière des propriétés bâties. Cette taxe correspond à la contrepartie de l’implantation de l’administration de la CSS, des deux usines et de la cité des cadres sur le périmètre communal. Pour la taxe sur le bâti, la CSS a versé en 2004 la somme de 52,5 millions Fcfa à la commune.
• la contributions des patentes : elle est payée annuellement par les sociétés, les commerçants, les transporteurs et autres professionnels. La CSS verse annuellement une patente de 322,4 millions Fcfa ;
• le minimum fiscal ou Taxe Représentative du Minimum Fiscal (TRIMF) : elle est retenue du salaire des employés de l’administration et des sociétés privées et publiques établies dans une collectivité locale. Pour l’année 2004, la CSS a versé 9 millions Fcfa. Au total, la CSS verse en moyenne chaque année un peu plus de 390 000 000 F CFA à la commune
En effet, on peut citer, entre autres effets induits, de l’implantation de la CSS :
• Le renforcement des moyens financiers d’action de la commune
• L’introduction dans l’économie locale d’une masse salariale de plus de 1 000 000 000 FCFA
• L’insertion professionnelle de ressortissants de la commune
• Le revêtement des pistes des quartiers de Ndombo Alarba et de Thiaback ;
• la tolérance de l’usage des canaux d’irrigation, qui sont non seulement utilisés par la population des quartiers de Khouma, Thiaback, Ndiangué et Ndiao
• l’organisation de journées de gradins aux paysans de la zone dans leurs exploitations ; le financement d’une bibliothèque pour la mission catholique ;
• l’appui financier aux collectivités locales lors des manifestions et des événements d’envergure nationale, comme la fête de l’indépendance ;
En dépit de ces aspects positifs induits, la présence de la CSS n’est pas sans poser quelques difficultés. L’aménagement et les activités de la CSS ont occasionné ou accentué des problèmes environnementaux au niveau de la commune. Il s’agit de la forte pollution de l’atmosphère, dont la poussière, qui provient du sable soulevé par les engins de la CSS.
Comme facteurs de pollution atmosphérique, il y a aussi la fumée et les cendres provenant des champs lorsque la canne est brûlée avant d’être transportée à l’usine. Ce dernier cas occasion, avec l’aide du vent, un dépôt des débris de paille dans les maisons. Les chaudières de la CSS dégagent aussi d’importantes fumées.
La compagnie sucrière participe aussi à la pollution des plans d’eau. Toutefois, des études techniques n’ont pas encore permis d’évaluer sa responsabilité. Ce qui est sûr, c’est qu’elle y participe en même temps que les populations même si la quasi-totalité d’entre elles incriminent la CSS.

En définitive, l’inexistence de cadre approprié de collaboration entre la CSS et le conseil municipal restreint ainsi le partenariat que les deux entités devraient entretenir dans les domaines de la santé, des sports, du financement d’infrastructures sociales, etc.

 

 

Tous droits reserves © Cyber-Prod 2007