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Parc National des oiseaux du Djoudj (PNOD)

Le Parc National des oiseaux du Djoudj  PNOD - Saint-Louis du Sénégal

Parc national des oiseaux du Djoudj (PNOD) : une volée de superlatifs

L’ornithologue De Naurois disait du Djoudj, en 1966, qu’il était « l’un des plus grandioses spectacles que l’Afrique peut offrir ». Avec plus de 395 espèces d’oiseaux recensées, le Parc national du Djoudj, l’une des plus importantes concentrations de migrateurs en Afrique est aussi la 3ème réserve ornithologique mondiale, 3ème aussi pour le nombre d’oiseaux d’eau – 172 000 des 235 000 oiseaux d’eau recensés dans le Delta du fleuve Sénégal y avaient été comptés par Wetlands international en janvier 1996. 7ème site pour les concentrations de canards, et même 1ère pour un mammifère, le phacochère !… Les inventaires donnent le vertige : de 250 000 à 1 000 000 de limicoles, ces échassiers qui fréquentent surtout les vasières, avec parfois jusqu’à 130 000 combattants variés sur les 500 000 qui fréquentent le delta en ravageant parfois les rizières ; 450 000 à 550 000 anatidés, canards venus d’Europe aussi loin que la Russie, tels les 50 000 à 180 000 sarcelles d’été, selon les années, ou canards afro-tropicaux dont les innombrables dendrocygnes fauves et veufs – une moyenne de 60 000 pour ces derniers ; 20 000 à 25 000 flamants roses, mais aussi 3 000 à 12 000 flamants nains, espèce d’Afrique orientale qui ne s’observe en Afrique occidentale que sur trois ou quatre sites. 2 500 spatules d’Europe, parfois mêlées à leurs cousines d’Afrique ; plus de 150 grues couronnées, qui font du Djoudj l’un de ses ultimes refuges comme espèce nicheuse ; et si le pélican gris est de plus en plus tenté d’y rejoindre durablement son cousin blanc, voire aussi nicher, la cigogne noire, elle, en fait avec la Les oiseaux de Djoudjdépression du Ndiaël voisin et le Nazinga du Burkina Faso un havre de repos hivernal très régulier, depuis quelques années. Sans oublier des espèces aussi rares que le balbuzard pêcheur et le vautour oricou, l’outarde arabe ou le phragmite aquatique : ce minuscule oiseau est l’une des dernières surprises du parc national, qui ne finit pas d’étonner ; afin de connaître ses principales zones d’hivernage, et pour mieux protéger ce passereau devenu le plus rare d’Europe – 95% de son habitat ayant disparu, sa population totale estimée à moins de 15 000 couples- il a fallu cinq années de recherches sur le terrain (BirdLife international et RSPB) pour découvrir en février 2007 que 100 km2 au cœur du Djoudj hébergeait chaque année à eux seuls 5 000 à 10 000 de ces phragmites si discrets…

Le Djoudj est le précurseur africain du recensement aviaire, dès 1958. Si l’EMBA (European Migrant Birds to Africa, plus de 18 000 oiseaux bagués) en fut l’initiateur, la Direction des parcs nationaux sénégalais (DPN), le Muséum d’histoire naturelle de Paris, l’Institut pour la recherche et le développement (IRD) ou l’Office national de la chasse (ONC, France) y mènent régulièrement des comptages et opérations de baguage des oiseaux migrateurs ; et c’est la Belgique qui en était le maître d’œuvre en 2005.

De nombreuses recherches scientifiques sont menées au Djoudj, en particulier au sein de la Station biologique, créée en 1993 avec l’appui du Land de Rhénanie-Nord Westphalie d’Allemagne via la Fondation Friedrich Ebert (FES). Des chercheurs et étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar y séjournent de temps à autre. Outre l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l’Unesco, les partenaires habituels sont les Pays-Bas (avec notamment l’Institut de Recherches sur la nature et les forêts –IBN/DLO-, l’Allemagne (avec la station biologique de Zwillbrock –SBZ-, le Land de Rhénanie Westphalie, la Coopération technique –GTZ-), et la France (la Région Nord-Pas-de-Calais pour l’écotourisme, l’Office national de la chasse –ONC- pour les comptages d’anatidés, une dotation de kayaks et la restauration de terres dégradées, notamment vers le marigot de Khar).

Le Parc national des oiseaux du Djoudj est ouvert du 1er novembre au 30 avril, la période idéale allant de décembre à début mars. Cela n’empêche nullement les passionnés d’ornithologie et de nature d’y accéder toute l’année, on ne vous en chassera pas, évidemment…

Phacochère - Le Parc National des oiseaux du Djoudj  PNOD - Saint-Louis du Sénégal
crocodile - Le Parc National des oiseaux du Djoudj  PNOD - Saint-Louis du Sénégal

Texte : Frédéric Bacuez (ornithondar). Photos : F. Bacuez, L. Gerrer, R. Le Roux, E. Graëff

 

 

Le nichoir des pélicans du Djoudj en danger

Avec la vieille cité insulaire de Ndar Guedj, alias Saint-Louis-du-Sénégal, l’ilot nichoir des pélicans du Djoudj est l’autre attraction du nord sénégalais. Une visite de la région passe immanquablement par l’un et l’autre : l’Histoire et la Nature… Las, malgré de louables efforts de préservation, les deux sites classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco (respectivement en 2000 et 1981) souffrent des vicissitudes du temps, d’une inhibitive dépendance vis-à-vis d’aléatoires appuis financiers – et d’indolence étatique- pour en assurer pleinement la pérennité. Au Parc national des oiseaux du Djoudj (PNOD), il y a désormais urgence. A la tête d’une délégation forte d’une vingtaine de députés de l’Assemblée nationale, le président du Réseau des Parlementaires pour la protection de l’environnement (REPES), le questeur Mamadou Lamine Thiam s’est déplacé in situ et tire la sonnette d’alarme ; une initiative remarquée. Mieux vaut tard que jamais ; pour la réfection de la plateforme artificielle qui porte tant bien que mal une colonie de plusieurs milliers de pélicans blancs, voilà trois années que les conservateurs du parc et certaines institutions tentent d’alerter pouvoirs publics et bailleurs de fonds. En vain, pour le moment. A trois mois d’un nouvel hivernage qui pourrait être fatal à njagabar, l’indissociable emblème ailé du Delta saint-louisien…

 

Le Parc National des oiseaux du Djoudj  PNOD - Saint-Louis du Sénégal

En ce mois d’avril au Parc national des oiseaux du Djoudj (PNOD, soixante kilomètres au nord de Saint-Louis-du-Sénégal), la saison du bird watching – l’observation ornithologique, tire à sa fin. La foultitude des migrateurs hivernants, jusqu’à trois millions d’oiseaux d’environ 400 espèces, rejoint ses quartiers de reproduction au Maghreb et en Europe, laissant bientôt place à l’estivage d’espèces plus tropicales, remontant vers nos confins sahélo sahariens à la faveur de la mousson. Les touristes s’en retournent aussi, et les jeunes pélicans de l’année vont à leur tour prendre leur envol ; oh, ils n’iront pas loin : l’apprentissage du ciel se fera de part et d’autre du grand fleuve frontalier et de ses bolongs, au Sénégal comme en Mauritanie, des parcs nationaux du Diawling ou du  Banc d’Arguin, vers le nord, aux marigots de Khor ou de Gueumbeul, dans le Gandiolais jusqu'au parc national de la Langue de Barbarie, au sud.

Le pélican blanc est, avec le pélican gris [lire « un de nos pélicans vu à Rabat ! »], l’une des deux espèces fréquentant l’Afrique occidentale. Au Sénégal, les colonies de l’un comme de l’autre sont irrégulièrement reproductrices sauf pour le pélican blanc au Djoudj qui n’a jamais cessé d’y nicher depuis 1974-1975, chaque année de novembre à fin mars. Depuis le classement du Djoudj en parc national, en 1971, ses effectifs qui comptaient 8 000 individus dans les années 80’ passent à 13 000 individus en 1992, et à 14 000 en 1994. En mars 2007, la population se stabilise autour de 15 000 pélicans blancs, avec 3 à 5 000 poussins annuels.

Cette croissance démographique n’est pas le fruit du hasard. Ni un long cours tranquille sans aléas… Lorsque, de 1971 à 1975, entre le fleuve et la rivière Gorom, l’Etat sénégalais décide de mettre en protection 12 000 puis 16 000 hectares des fragiles écosystèmes deltaïques du fleuve Sénégal, le Djoudj –comme le futur parc national mauritanien du Diawling de l’autre rive, qui verra le jour en 1991- n’a pas de population nicheuse de pélicans. Les énormes et débonnaires volatiles s’y installent très vite, pourtant, et établissent leurs nichées dans les méandres de la rivière Djoudj. En 1988, la colonie est inondée par le fleuve Sénégal dont les crues d’après mousson ne sont pas encore contrôlées par la construction des barrages de Manantali (Mali) et de Diama (Sénégal, 1986-1989). En janvier 1995, c’est le Grand Lac qui s’assèche prématurément, en amont : déjà touchés par une très forte mortalité naturelle, les poussins du Djoudj deviennent aussitôt des proies faciles à la merci des charognards qui ont prospéré avec la préservation du site. La station biologique, ouverte en 1993 grâce à lui, convainc le Land Rhénanie Westphalie d’Allemagne de financer l’aménagement d’un nichoir pour les pélicans du Djoudj, afin de fixer définitivement la colonie et en assurer la bonne reproduction : un nivellement des terres permet l’ouverture d’un canal, qui isole les reproducteurs et leurs poussins de la terre ferme. Une cache d’observation et de surveillance est installée à proximité de cette première plateforme de ponte. Une diguette est parallèlement construite en aval de la colonie pour contrôler le niveau des eaux, combattre la prolifération des ‘salades d’eau’ dans lesquelles les pélicans s’empêtrent et se noient, et aussi favoriser un tourisme fluvial jusqu’à la fin de la nidification (avril).

Le Parc National des oiseaux du Djoudj  PNOD - Saint-Louis du Sénégal

Le Djoudj en pirogue, en mars : la plateforme des pélicans blancs, immatures et adultes. Et la compagnie des grands cormorans (Accueil), des dendrocygnes veufs (à gauche) et des sternes…
Photos : Fretback et Eschapasse.

Avec la construction d’un embarcadère et la constitution d’un GIE de piroguiers des villages avoisinants, la colonie des pélicans de la rivière Djoudj devient la principale curiosité du parc national. Tellement exclusive qu’un sondage mené en 2003 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) révèle  que « peu de touristes visitent des secteurs du Parc autres que le plan d’eau du Djoudj » ; 75% des visiteurs ne resteraient que 2h30 sur place, soit le temps de faire l’approche en pirogue motorisée du nichoir et repartir vers Saint-Louis (60% en viennent) voire Dakar ! Il est vrai que 55% des touristes y sont acheminés par des voyagistes –FRAM, notamment- qui doivent rentabiliser leur circuit sénégalais par la multiplicité des sites visités… Seuls 3% concèdent une journée et plus –en général d’authentiques amateurs d’ornithologie- à la découverte des différentes facettes du PNOD et  de ses espèces d’oiseaux.

C’est le revers de médaille d’un honorable succès : 7 200 visiteurs à la fin des années 80’ ; 12 000 en 2002 et même « 14-15 000 visiteurs estimés en 2007 », selon le lieutenant Mamadou Ndiaye, le conservateur adjoint du PNOD; autant que de pélicans !...  A privilégier la spectaculaire –et mémorable- visite du seul bolong du Djoudj, le risque est grand d’en dépendre et de voir le flux touristique tarir si quelque vicissitude venait à perturber l’îlot nichoir des attractifs pélicans blancs…

Car si le touriste ne s’en rend pas forcément compte, impressionné par la vision fabuleuse de ces milliers d’oiseaux blottis les uns contre les autres sur ce tertre blanchi de fientes, les gestionnaires du parc national, les organisations parraines comme l’Unesco ou l’UICN et les appuis techniques ou financiers, savent depuis l’hivernage 2004 que le nichoir s’effrite et menace de s’effondrer. Une réhabilitation avait déjà été prévue en mai juin 2005 tandis que le parc était confronté à d’autres urgences : l’invasion incontrôlable de plantes exogènes due à l’adoucissement des eaux  du delta ; la salvinie géante (salvinia molesta) depuis 1999, puis la ‘salade d’eau’ (pistia stratoites) et le typha australis -une massette de l’hémisphère sud !- obstruaient les vannes et chenaux, étouffaient les marais en menaçant sa biodiversité. « La peste verte » avait valu au parc son inscription par l’Unesco au registre du Patrimoine mondial en danger, pour la seconde fois de sa jeune histoire (2000-2006 et 1985-1988) ; pas une bonne presse pour le prestige de la troisième réserve ornithologique mondiale ! Et pendant ce temps, le nichoir prenait l’eau, petit à petit ; le lieutenant Ndiaye parle d’ « effritement par vagues » : d’érosion éolienne aussi, et d’une surcharge de pélicans sur l’ilot artificiel ; des pans entiers de terre compactée et acidifiée s’effondrent dans les eaux du Djoudj, accélérant le processus d’assèchement saisonnier du pourtour ; les  crocodiles    Le nichoir des pélicans du Djoudj, en mars. Photo : Fretback et Eschapasse
du   Nil,   mais  surtout   les
pythons de Sebae et les chacals dorés avalent les œufs ou dévorent les jeunes pélicans, parfois encore des poussins, beaucoup plus facilement car de plus en plus tôt en saison. Ils sont nombreux à tomber aussi à l’eau et s’y noyer avant que de savoir nager, tant la surpopulation du site devient dangereuse pour la survie même de la colonie. L’odeur pestilentielle des cadavres qui flottent au gré de l’eau en est parfois irrespirable pour des touristes peu intéressés aux violentes réalités de la nature…

Le Parc National des oiseaux du Djoudj  PNOD - Saint-Louis du SénégalPour le lieutenant Mamadou Ndiaye [photo ci-contre], il faut « absolument faire quelque chose » avant les pluies ; désormais, la prochaine nichée 2008-2009 dépend du bon vouloir météorologique ;

trop de coups de vent, trop de pluies, une inondation, une sécheresse, et la situation serait catastrophique, et pour les pélicans, qui ne nicheraient pas au Djoudj, et par ricochet pour le tourisme, source vitale pour les agents du parc national. Le  conservateur adjoint se Mamadou Ndiaye, conservateur adjoint du PNOD, avril 2008 / Photo : Fretback
docteur Lamine Kane, conservateur en chef du PNOD et du colonel Ibrahima Diop, directeur de la station biologique, dresse la liste des urgences : après avoir fermé les vannes du bolong, fin mai début juin, afin d’assécher les abords de l’îlot, il faudrait surélever et renforcer la plateforme par des gravats, étendre sa superficie (110 000 m2) ; un souhait, aussi : réaménager l’embarcadère, réhabiliter la piste sur digue d’accès.
A la question de savoir qui financerait les travaux, le lieutenant Ndiaye confirme l’obtention d’un financement des Pays-Bas. 200 à 400 millions de francs CFA, les agents du parc national ne semblent pas dans le secret des dieux. L’argent serait disponible, ils n’attendraient plus que son « décaissement ».

Dès 1992, SOS Djoudj*, un rapport commandé à l’Orstom (futur Institut de recherches pour le développement, IRD) par la Direction des parcs nationaux du Sénégal soulignait que les « moyens trop faibles ne permettent pas d’assurer une gestion saine du parc » du Djoudj. En avril mai 2005, les Pays-Bas, fidèles partenaires du PNOD, dans un audit rigoureux et sans appel de ses investissements environnementaux au Sénégal, relevaient quant aux parcs nationaux du pays : la « difficulté d’obtenir des ressources », le « manque de coordination et de planification », et la très faible réalisation des « activités prévues » ; Pélicans - Le Parc National des oiseaux du Djoudj  PNOD - Saint-Louis du Sénégaldans certains cas, malgré les financements octroyés, des taux d’exécution financière au PNOD d’à peine 37% ! En 2007, les Pays-Bas, l’Union pour la conservation de la nature (UICN) et la Coopération technique allemande (GTZ) enfoncent le clou : « capacités insuffisantes au niveau de la Direction des parcs nationaux (DPN) en ce qui concerne le management, la coordination et l’expertise technique » ; « manque de communication entre le niveau central et les agents dans les régions » ; et, par dessus tout, « l’extrême lourdeur et lenteur des procédures financières (qui ont) des effets négatifs sur la gestion des parcs nationaux, parce que le respect d’un calendrier d’activités qui correspond aux changements saisonniers ou écologiques est primordial ». Nous sommes là au cœur de la problématique du nichoir des pélicans ! Tous les bailleurs de fonds soulignent les blocages créés tout particulièrement par les conditions financières en vigueur actuellement au Sénégal. Le financement existe bel et bien, mais il reste indisponible… à Dakar. L’hyper concentration et la centralisation des opérations financières retardent leur « mise en place effective » d’ « appui » sur le terrain, surtout quand elles doivent se concrétiser à 330 kilomètres de la capitale. Le 10 mai 2007, le comité du Patrimoine mondial à l’Unesco, dans la perspective de sa 31ème session (juin-juillet 2007) précise : « le Groupe Sahel (de l’Unesco est) dans l’attente de finalisation de contrat avec le Ministère de l’environnement (du Sénégal) pour commencer la restauration de la zone de nidification des pélicans ». On attend, tout le monde attend, on ne peut être plus explicite…
En mars de cette année, à la tête d’une impressionnante cohorte de députés de l’Assemblée nationale, Mamadou Lamine Thiam, président du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement (REPES), en visite médiatique sur les lieux constate à son tour « des dégradations (…) au niveau du nichoir » des pélicans. « Nous prendrons d’autres initiatives pour interpeller les pouvoirs publics », promet-il. Les Pays-Bas, en 2005, remarquaient « que, malgré le manque des réalisations, les populations concernées se sentaient de plus en plus responsables elles-mêmes pour la gestion durable du PNOD ; par exemple, il semble que les populations sont prêtes pour réhabiliter les nichoirs des pélicans si la DPN ne fait rien ». La bonne volonté des éco-gardes, en faible nombre et mal payés suffira-t-elle ? On peut en douter si les sonnettes d’alarme de tous horizons ne parviennent pas à activer les décaissements tant espérés. Au-delà des oiseaux menacés et de l’obole touristique, si le petit budget de 32 millions de francs CFA alloué au Parc national des oiseaux du Djoudj pouvait déjà autoriser le nettoyage des déchets volatiles qui parsèment le lac asséché à l’entrée immédiate du ‘joyau’, ce serait déjà un bon signe…

* SOS Djoudj, par Bernard Tréca, Seydina Issa Sylla et A. Ndiaye, ORSTOM 1992.
 
Texte : Frédéric Bacuez (ornithondar). Photos : F. Bacuez et E. Graëff


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